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De l'importance de la Propriété dans un bac Tanganyika
Par Rudy Pirquet (août 1999) Dans un bac du Tanganyika, c'est un peu comme à la maison. Chacun a besoin de son coin à lui, de son petit "chez soi". Et si tout le monde demeure constamment dans la même pièce, les frictions risquent de rapidement faire leur apparition... D'autant si, en plus de papa, maman, le frère, la sœur, la mémé et le chien, les voisins s'invitent tous les soirs à dîner! Traduction: afin de peupler intelligemment un bac Tanga, autant s'intéresser de près au mode de vie de ses pensionnaires, sous peine de contempler un ring de boxe. Dur vécu. Les aléas de quelques aménagements de mon intérieur m'ont conduit cet été à regrouper quelques pensionnaires dans un même aquarium, en attendant que leurs home respectifs soient prêts. Eh bien, j'aurais mieux fait d'y réfléchir à deux fois avant de rassembler tout le monde! Pourtant le bac n'était pas petit, 375 litres (150X50X50). Mais même... Se retrouvent donc là un couple de Cyphotilapia frontosa "Blue Zaïre" en pleine croissance, un couple de Neolamprologus marunguensis, une autre paire de Julidochromis marlieri, deux Altolamprologus calvus et un Neolamprologus leleupi. Vous l'aurez compris (moi, il a fallu le temps), tenter de faire cohabiter autant de pondeur sur substrat caché sur une aussi petite surface au sol relève de l'utopie... Chefs incontestés et difficilement contestables, les "marunguensis". Ils terrorisent tout le monde, même le "leleupi" -une teigne dans sa demeure précédente, il m'a tué deux femelles!- qui n'ose plus sortir de son trou (une coquille de murex) ou alors, à la vitesse de l'éclair. Les "julidos" restent planqués à longueur de journée dans une petite fissure entre la vitre de fond et le décor en polystyrène; ça, quand ils ne s'engueulent pas l'un l'autre. Les "calvus" ne ressemble pas à un couple ou alors le divorce est consommé! Le plus petit étant systématiquement coinçés à deux centimètres de la surface. Et chez les "frontos", les seuls à échapper au diktat neolamprologuien, le mâle ne supporte plus sa dame, qui a rejoint le "calvus" brimé avec une pelvienne en moins. Pourtant, il y a seulement deux mois, ils coulaient le parfait amour. D'où, catch quasi permanent. Et quand c'est calme, on ne voit que trois poissons: les deux "marunguensis" et le fronto mâle.
Déduction: sur une telle surface (150X50), limitons les pondeurs sur substrat à deux couples maximum, agrémentons de quelques conchylicoles, d'une petite espèce de sabulicoles pour occuper la plage de sable à l'avant, sans oublier une petite troupe de Cyprichromis ou Paracyprichromis. Il n'y aura certainement pas moins de poissons, mais tous les étages, tous les habitats seront occupés. Chacun se trouvant chez soi, les altercations devraient être exceptionnelles. Tout cela est finalement fort logique!
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Tanganyika Cichlids |