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Ad Konings / Cichlid Press
417 Valplano Dr., El Paso TX 79912
Mélanie J.L. Sniassny
Herbert R. and Evelyn Axelrod Research Curator and Chair / Department of Ichthyology
American Museum of Natural History

New York, NY 10024
Eric Genevelle
(Si vous avez des questions,
c'est le moment d'en profiter !)

Cette page vous permet de suivre avec précision les derniers travaux de notre cher spécialiste en Cichlidés du Lac Tanganyika et de lui poser par mon intermédiaire des questions sur le domaine.

Outre Ad, je tiens à remercier Philippe BURNEL, Mélanie J.L. SNIASSNY, Heinz BÜSCHER, Robert ALLGAYER,
Ken ARMKE (Armke's Rare Aquarium Fish) et Mikael KARLSSON (African Diving Ltd, TANZANIA) pour les compléments apportés à ces discussions

Dernier ajouts ( depuis le 26/04/1999) notifiés par new.gif (139 octets)

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new.gif (139 octets) Eric Genevelle: Un cichlidophile a acheté dernièrement des Ophthalmotilapia ventralis sauvages qui auraient été collectés à Mpimbwe. Or ils ne présentent pas ces traces blanches si particulières sur le corps. Qu'en penses-tu ? Mpimbwe, Kipili, Karilani ?

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  Ophthalmotilapia ventralis Mpimbwe 5.jpg (16641 octets) Ophthalmotilapia ventralis Mpimbwe 7.jpg (29462 octets)

Race Tachée de Mpimbwe Race soumise à identification

new.gif (139 octets) Ad. Konings : Sans pour autant le certifier, ce poisson semble en effet venir de la zone située entre Kipili et Mpimbwe, et par de Karilani comme tu le supposais. Cap Mpimbwe peut être réellement sa provenance car cette zone est relativement large. De plus, la forme présentant une large tâche blanche sur le corps est trouvée très localement, et pas sur la totalité du Cap.

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Eric Genevelle: Je voudrai savoir si le Neolamprologus sp. "brevis Dwarf" que vous avez observé aux Iles Karilani (voir Cichlids News d'avril 1998) est identique aux autres brevis nains que l'on peut trouver sur le côte du Congo ?

Neolamprologus_Sp_minuta_Dwarf_Brevis_Zaire_1.jpg (9769 octets)

Ad. Konings : Où avez-vous trouvé ce brevis sur les côtes Congolaises ? J'ai entendu parlé de ce poisson et déjà vu cette photo (site de Jessica ?). J'ai évoqué ce poisson dans la prochaine édition de Tanganyika Cichlids et je suis certain que ces deux spécies naines sont des Neolamprologus brevis.

new.gif (139 octets) Eric Genevelle: Ad. confirme en 1998. C'est bien une race naine de brevis. Il a cependant noté que la race naine trouvée en Tanzanie adopte un coportement nidificateur différent à savoir que le couple vit dans des coquilles séparées, contrairement aux races classiques de brevis.

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Eric Genevelle : J'ai trouvé des photographies de spécies nommées Julidochromis sp "Chisanza marmelade", Chalinichromis sp. "Malagarazi" et Chalinochromis sp. "randi". Qu'en pensez-vous ?

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Ad. Konings : Je n'ai jamais entendu parlé du Chisanza Marmalade. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il n'est certainement pas issu de Chisanza en Zambie. J'aimerai savoir s'il s'agit réellement d'une nouvelle espèce ou d'un autre hybride.
Le Chalinochromis Malagarazi est un hybride entre Telmatochromis et Julidochromis/Chalinochromis.
Chalinochromis Randi, je n'ai jamais entendu ce nom avant que vous me communiquiez cette photographie mais je trouve qu'il ressemble beaucoup à Ch. popelini. Notez aussi que l'appelle ce poisson Chalinochromis Bifrenatus lorsqu'il est issue de Tanzanie.

Ken Armke (auteur du site où a été publié la photo du Chalinochromis sp Malagarazi) : Pour votre information, voici ce que nous savons de ce fameux poisson :
1- Nous avons acquis des juvéniles chez un éleveur (au Texas) il y a environ 1 an sous le nom de Chalinochromis Malagarazi. Comme nous n’avons pas pu identifier ce poisson avec nos manuels de référence, nous avons essayé de remonter à la source et poursuivi leurs auteurs qui maintenaient ce poisson depuis le début des années 80. Malheureusement, ces derniers ne purent nous donner une réelle description scientifique.
2- Après avoir pris un cliché de ce poisson, nous avons pu le mettre sur notre site Web et avons contacté Ad Konings pour qu’il nous donne son opinion. Sa réponse fut la suivante " Ce poisson est un hybride entre Telmatochromis brichardi et Neolamprologus pulcher/brichardi. Ce poisson, ou un similaire, a déjà été commercialisé sous le nom de Lamprologus Kelemie ".
3- Après avoir reçu cette réponse, nous avons modifié le nom du poisson sur notre site. C’est alors que quelqu’un identifia le poisson comme étant un hybride entre Chalinochromis bifrenatus et une espèce non identifiée de Julidochromis.
4- Nous avons donc appelé notre spécimen " Chalinochromis sp. Malagarazi (hybride d’origine incertaine car points de vue divergeants)". On aurait pu croire que l’histoire s’arrêterait là jusqu'à...
5- Dans une mise à jour du livre " Dr. Axelrod’s Atlas of Freshwater Aquarium Fishes (édition originale 1985) " nous avons trouvé page 824 une image de notre poisson l’identifiant comme "Lamprologus sp. aff. kendalli" !!
6- Aujourd’hui (21/09/98), nous avons demandé à Ad ce qu’il pensait de la photo du livre d’Axelrod et s’il avait de nouvelles informations sur ce domaine. Ad pense comme nous que le poisson d’Axelrod et le notre sont identiques. Il ajouta que cet hybride était né au début des années 80 et qu’il avait réussi à en trouver l’origine (com. pers Herrmann, 1987). Premièrement on fait un croisement entre une femelle Julidochromis regani et un mâle Julidochromis dickfeldi. Une femelle de cet hybride F1 est croisée avec un Neolamprologus brichardi et le résultat est notre poisson. Vendu sous le nom de Lamprologus Kalemie, les F2 sont fertiles et les descendances sont relativement homogènes. Herrmann en présente une photo à la page 43 de son livre.

Eric Genevelle: Ca vous apprendra à maintenir des hybrides !

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Eric Genevelle: Vous annoncez la prochaine édition de Tanganyika Cichlids à la fin de cette année. Est-ce confirmé et sera t-elle traduite en Français par Jean Marie Londiveau. Qu'en est-il à propos du prochain Cichlid Year book ? Je sais que ce type de livre pose des problèmes de retour sur investissement mais ces ouvrages sont précieux pour ceux qui sont à l'affût de nouvelles informations.

Tanganyika cichlids in their natural habitat.gif (23045 octets)

Ad. Konings : Oui, la nouvelle édition de Tanganyika Cichlids est déjà prête en Anglais et sera publiée à la fin de cette année. La traduction dépend de Jean-Marie mais j'espère que la version Française sera prête pour février de l'année prochaine. Le livre fait 272 pages, est du même format que le livre bleu du Malawi et contient plus de 900 photos dont la plupart inédites.
Il n'y aura plus de Cichlids Yearbooks car je n'ai plus le temps de m'en occuper.

new.gif (139 octets) Eric Genevelle: Si vous voulez en savoir plus sur ce livre, lisez sa critique sur ce même site.

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Eric Genevelle: Pourquoi avez-vous annulé le Safari au Lac Tanganyika cette année en septembre 1998 ? (voir sur le site de Cichlid Press)

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Photo Ad. Konings

Ad. Konings: Parce que Toby Veall, le propriétaire du Lodge de Kalambo, a du quitter la Zambie à la période où j'avais prévu de m'y rendre. En ce moment, Il n'y a personne pour s'occuper de nous au Lodge et personne pour nous prendre à Lusaka et pour nous acheminer au lac Tanganyika. Il me reste à négocier avec Toby pour l'année prochaine.

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Eric Genevelle: H.J. Herrmann parle d'un Cyprichromis sp. Zebra en provenance du Congo ! (voir Aqualex Tanganyika). Savez-vous où on peut trouver ce poisson au Congo et si c'est la même espèce que Cyprichrmis sp. Zebra de Zambie. Si c'est le cas, est-ce que la population couvre l'ensemble du littoral situé entre ces deux zones ? D'autres Cyprichromis (jumbo / leptosoma ???) comme le "Kibishi" ou "Kibige" ressemblent au "Zebra" excepté du fait qu'ils ne possèdent pas une nageoire caudale en forme de lyre. Qu'en pensez-vous ?

Cyprichromis Sp Zebra de Zambie 2.jpg (110054 octets) Cyprichromis_Sp_Zebra_de_Zambie_3.jpg (15905 octets) Cyprichromis_Sp_Kibishi_Wimpel.jpg (17841 octets)

Ad. Konings: Je ne pense pas que le Zebra du Congo soit identique au C. "zebra" de Chituta Bay (Zambie) mais il lui ressemble en effet. J'ai déjà observé et photographié un poisson semblable au Kibige Leptosoma à Tembwe II au Congo mais ne l'ai jamais observé aux Iles Kavala. J'ai aussi un cliché pris en aquarium d'une variante de Kibige, mais elle ressemble plus à celle de "Tembwe II-Kapampa". Je pense que Cyp. "zebra" est dérivé du Jumbo Leptosoma (car le Jumbo n'est pas présent à Chituta, unique localité du "zebra") et que le "Zebra" du Congo doit être considéré comme une variante géographique du Jumbo Leptosoma et non pas comme une variante du C. sp. "zebra" de Zambie. Le "Zebra" n'est pas connu sous des formes chromatiques distinctes mais le "Kibige" et connu sous des formes jaunes et bleues (sur les nageoires) comme les autres Jumbo Leptosoma.

new.gif (139 octets) Eric Genevelle: En fait, d'après le dernier livre d'Ad., le Zebra du Congo serait bien le Kibige présent à Kavala (bien que non observé en milieu naturel). Ce serait une race chromatique du C. sp leptosoma Jumbo. Rien n'est définitif concernant ce poisson et d'autres recherches sont nécessaires.

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Eric Genevelle :Dans votre dernier livre sur le Tanganyika (Back to Nature), vous écrivez que Neolamprologus longior est synonyme avec Neolamprologus leleupi. Etes-vous sûr de cela ou l’avez-vous écrit dans le but de simplifier cet ouvrage ? (dans votre dernier article de Cichlids News, vous semblez faire la distinction entre ces deux espèces)

 Neolamprologus Leleupi Kitumba.jpg (49462 octets) Neolamprologus Longior 2.jpg (8896 octets)

Ad. Konings : En effet, je confirme que ces deux espèces sont identiques

Ken & Keegan Armke (Armke's Rare Aquarium Fish): Nous avons étudié et reproduit pendant 7 années N. leleupi et N. longior dans des aquariums présentant des conditions identiques. Nous sommes arrivés à la conclusion que ces deux espèces présentent des différences notables et pas uniquement au niveau du patron de coloration (dans notre cas, le longior est d’un jaune plus brillant que le leleupi, mais si il est vrai qu’il en existe plusieurs formes chromatiques). Les différences sont plutôt marquées sur le plan de la taille et du comportement. En effet, le longior à l’âge adulte ne dépasse pas 50 % de la taille du leleupi et il est nettement moins agressif. Il est en effet possible de maintenir plusieurs mâles longior ensemble alors que c’est impossible avec des leleupi. Un longior attaquera rarement un autre poisson. De plus, un longior, même sur les spécimens âgés, présente un corps allongé et mince avec une petite tête, contrairement à un leleupi âgé. A notre avis, c’est une insulte de nommer un longior un leleupi. ! C’est la raison pour laquelle nous continuons à distinguer ces deux poissons.

Ad. Konings : Je pense que Ken est arrivé à cette conclusion parce que je pense qu’il a uniquement travaillé sur des Neolamprologus longior. Le Neolamprologus leleupi originaire du Nord du Congo (holotype) a été très sporadiquement exporté et cela date de 20 ans. Cette forme a été perdu pendant une longue période jusqu'à ce que des éleveurs en Europe de l’Est, qui ont conservés la souche, en expédient en Allemagne. Aussi, je ne pense pas que l’équipe de Armke ait eu à sa disposition des leleupi d’Uvira, et si c’était effectivement le cas, je ne prêterai pas trop d’attention aux différences de tailles observées en aquarium. Ils mentionnent que le longior fait à peu près 50% de la taille du leleupi. Je n’ai jamais pu observer le leleupi dans sans localité type (Uvira), mais toutes les autres populations et formes ont plus ou moins la même taille. Il y a seulement la hauteur du corps qui varie.

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Eric Genevelle : Toujours dans le livre Back to Nature, vous dites que le " speciosus " est un Neolamprologus. Je croyais que c’était un Lamprologus.

 Lamprologus Speciosus 1.jpg (19712 octets) Lamprologus Meleagris 1.jpg (23141 octets)
Photos Ad. Konings

Ad. Konings : C’était une erreur à cette époque et bien que j’ai réalisé cette bévue (idem pour le " meleagris "), l’éditeur a décidé de passer outre car il aurait fallut faire la modification dans les 7 ouvrages de langues différentes. Mais quand mon nouveau livre sera sorti, vous verrez que ces poissons ont été replacés dans le genre Lamprologus.

new.gif (139 octets) Eric Genevelle: Selon les derniers ouvrages et études (1998), le meleagris serait peut être un junior synonyme du wauthioni, qui ne serait pas non plus un Lamprologus, mais un <<Lamprologus>>. Pour en savoir plus, lisez la critique de Tanganyika Cichlids in their natural habitat et l'interview de Konings s'y référant.

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Eric Genevelle : Avez-vous des informations complémentaires sur le Cyprichromis sp. Parva que vous mentionnez dans le Cichlid Year Book N°6. Est-ce le même poisson de Cyprichromis pavo ? Où est-il pêché ?

 Cyprichromis Pavo Msalaba.jpg (10915 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : Le sp. Parva est assurément un Pavo, mais je ne connais pas son origine.

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Eric Genevelle : Vous dites dans l’article de Cichlid News sur votre exploration Tanzanienne que Keseke est au Nord d’Ikola (je n’arrive pas à localiser cette zone sur les cartes). Pouvez-vous me donner des détails. Idem pour Mukosa au Burundi.

Ad. Konings : J’ai parcouru votre site ainsi que vos cartes. Certains endroits que vous mentionnez diffèrent de mes propres cartes. Kekese (Keseke est une erreur de frappe) est une zone stipulée sur la carte de Toby Veall, une carte très détaillée et depuis, j’utilise un GPS pour localiser avec exactitude ces lieux sur les cartes. Il y aura des cartes détaillées dans mon prochain livre. Je n’ai jamais entendu parlé de Mukosa et les cartes que j’ai acheté au Burundi (1 :250.000) ne mentionnent pas ce nom.

new.gif (139 octets) Eric Genevelle: Suivant d'autres sources, ce serait au Congo. Mais où ???

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Eric Genevelle : Que pensez-vous de la découverte qui a été faite en 1995 à Rumonge au Burundi (Gashagaza M.M., Nakaya K., Sato T. - Taxonomy of small-sized cichlid fishes in the shell-bed area of lake Tanganyika - Japanese Journal of Ichthyology, 1995, N°42, p 291-302) de trois species naines d’Altolamprologus compressiceps, Neolamprologus mondabu, et Lamprologus callipterus. Pensez-vous que le species d’Altolamprologus compressiceps ai subit la même évolution que Alto. sp Sumbu en Zambie ?

Ad. Konings : Oui, j’en parle d’ailleurs dans mon prochain livre.

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Eric Genevelle : Avez-vous des informations précises sur l’exacte distribution géographique de Cyathopharynx furcifer et Cyathopharynx. sp. "Black furcifer" ?

 Cyathopharynx Black Furcifer Magara.jpg (18646 octets)  Cyathopharynx Furcifer 2.jpg (19112 octets)
Photos Ad. Konings

Ad. Konings : Cyathopharynx furcifer est uniquement présent dans la partie Sud du Lac. J’ai cependant trouvé plus au Nord à Sibwesa (Kibwesa) la même variante qu’en Zambie.

Eric Genevelle : 09/03/1999:Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'article Cyathopharynx foai

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Eric Genevelle : On dit généralement qu’il n’y a aucune différence entre les différentes populations d’Enantiopus melanogenys (exception faite du species "Kilesa" bien sûr) et que l’on peut trouver cette espèce partout dans le Lac. Cependant, certaines photographies montrent des mâles avec une tâche noire sur la nageoire dorsale. Pensez-vous qu’il s’agisse d’une race géographique ou le résultat d’une consanguinité née dans les aquariums ?

 Enantiopus Melanogenys Burundi.jpg (16433 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : On a pu observer que cette tâche noire au sommet de la dorsale était présente uniquement sur certains mâles au sein d’une même population. Aussi il ne peut s’agir une race géographique. Je ne pense pas que ce soit le résulat d’une consanguinitée.

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Eric Genevelle : Lamprologus ocellatus "gold" est-elle une véritable race ou le résultat d’une sélection ?

 Lamprologus Ocellatus 1.jpg (13694 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : C’est réellement une forme chromatique que l’on trouve dans le lac à l’état naturel. La localité exacte ne m’a jamais été révélée car ses " découvreurs " ont eut peur que d’autres exportateurs viennent à cet endroit. La plupart des poissons issus de cette zone observent un patron de coloration normal et seulement 4 spécimens dorés furent trouvés.

Eric Genevelle : Jean Bolline écrivait dans un de ces articles que ce poisson avait été découvert à Nundo (Nkamba Bay).

Ad. Konings : Je suis au courant mais René avait été obligé de mentir à propos de ses sites de collecte ! Aussi je ne sais réellement pas où ce poisson a été pêché.

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Eric Genevelle : Que pensez-vous de la division du genre Neolamprologus par Colombe & Allgayer en 1985 en trois genres différents (Paleolamprologus, Variabilichromis et Neolamprologus). Etes-vous d’accord avec cette nouvelle classification ou êtes-vous plus en accord avec les critères de classification de M. Poll ?

 Variabilichromis Moorii 1.jpg (15448 octets) Paleolamprologus Toae 1.jpg (15500 octets)
Photos Ad. Konings

Ad. Konings : Melanie Stiassny s’est penché sérieusement sur le problème des Lamprologines et a trouvé que la dénomination Variabilichromis moorii était correcte mais elle ne trouva pas pourquoi le " toae " a été placé dans un nouveau genre (Paleolamprologus).

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Eric Genevelle : Y aura t-il des photographies des dernières espèces découvertes dans la nouvelle édition de Tanganyika Cichlids (Neolamprologus helianthus; Microdontochromis rotundiventralis; Xenotitapia nasus) ?

Neolamprologus Splendens Kanoni.jpg (98998 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : N. helianthus est à mon avis synonyme de N. splendens. J’ai des images de M. rotundiventralis et une d’un poisson qui ressemble à X. nasus.

Heinz Bücher: Assurément, N. helianthus n'est pas synonyme de N. splendens. Les deux espèces ont des caractères morphologiques différents et il existe une évidente barrière écologique entre ces deux espèces. De plus, des analyses de l'ADN effectuées par Sturmbauer démontrent cette différence (pas encore publié).

Ad. Konings : Pensez-vous que le Tropheus polli est plus proche du Kirschfleck que du T. annectens? Pensez-vous que le moorii Orange (Bemba) est plus proche du Choco Moorii (T. brichardi) que du Kiriza Moorii? Si tel est le cas, ALORS vous pouvez croire en les études du groupe de Stumbauer's sur l'ADN. Ces derniers n'ont toujours pas compris qu'avec des études sur l'ADN, vous ne pouvez que deviner l'âge d'un gène particulier. Heureusement, il existe désormais des scientifiques qui disent que les études sur l'ADN ne donnent pas d'information précise sur la spéciation et la phylogénie. Mais certains ne peuvent s'y résoudre... Trouver de minuscules différences entre deux poissons ne signifie pas qu'ils sont d'espèce distinctes. Mes cheveux sont blonds et les tiens sont noirs et un enfant de 4 ans peut faire la différence.Est-ce que cela signifie que nous ne sommes pas de la même espèce ? Jos Snoeks, qui prépare actuellement une révision de ces cichlidés, va avoir des difficultés à accepter N. helianthus..... Et bien sûr, il est inutile de de mander à Heinz si cette espèce est valide, il n'est pas sourd ! Selon son opinion, il n'a jamais décrit un synonyme. Heinz est un splitter (séparateur), pas moi.

Eric Genevelle : A titre d'info (com. pers.) les poissons qui avaient été remis à Meyer pour l'étude citée par Ad. sur les Tropheus n'étaient pas des sauvages mais des poissons reproduits en captivité. La validité des résultats obtenus est donc faussée.

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Eric Genevelle : Sur votre site, vous écrivez que Lamprologus meleagris est en synonymie avec Lamprologus stappersii. En êtes vous sûr ? ? ? Je croyais que le stappersii vivait dans les rivières du Congo affluentes au Lac. Il est vrai qu’il y a des points de similitude, mais ...

 Lamprologus Meleagris 1.jpg (23141 octets)
Photo Ad. Konings
PS: Il n'existe pas de photo du stappersii,
l'unique exemplaire connu étant l'holotype

Ad. Konings : Stiassny a trouvé des différences entre les lamprologines riverains et les lacustres. Neolamprologus stappersi est une espèce lacustre. Büscher a aussi trouvé son meleagris dans des condition riveraines à Lukuga ce qui fait que l’habitat de ce meleagris couvre celui du stappersii. Cette différence d’habitat est le seul argument qu’il avait pour distinguer le meleagris du stappersii. Regarder à ce sujet la description originale du meleagris dans laquelle il redécrit aussi le stappersii. Je pense aussi que Büscher sera d’accord avec moi.

Philippe Burnel : Dans la description originale du meleagris, il y a non seulement une différence dans l’habitat mais aussi une différence anatomique (principalement la taille des yeux), aussi il me semble que ces deux espèces sont bien différentes.

Eric Genevelle : Si j'ai bien compris la dernière réponse de Ad., il dit que le stappersii est trouvé dans le lac ??? Je pensais que c'était une espèce que l'on ne trouvait que dans ses affluents ?

Philippe Burnel : Pour stappersi, il est trouvé, d'après la description dans les affluents du lac, et non du Congo comme tu l'as écrit à Ad. Mais cette descrition date de mes rodes (!!!!) ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas être également trouvé dans le lac. Toutefois, Lunangwa (pour meleagris) fait bien partie du lac, ce n'est qu'un renfoncement qui n'a rien à voir avec une rivière. Je vais sûrement écrire à Büscher pour avoir son avis sur les diverses synonymies des espèces qu'il a décrites (marunguensis, meleagris, helianthus etc..)

Eric Genevelle : Je disais que le stappersii venait du congo car l'holotype vient de la rivière Sambala à st Louis, près de Mpala (congo)

Ad. Konings: Mes yeux sont plus grands que les tiens, est-ce que cela signifie que nous appartenons à des espèces différentes ? En regardant attentivement, on trouve toujours des différences individuelles et si un poisson a passé près de cent ans dans l'alcool et qu'un autre est frais, cela revient à te comparer à une vieille momie égyptienne ! Il y a de nombreuses différences mais sommes-nous des espèces distinctes ? Néanmoins, cela reste une question d'opinion, aussi, si vous estimez que ceux sont deux espèces distinctes, c'est votre droit et personne ne pourra vous prouver le contraire.

Heinz Büscher: Comme je le mentionne dans ma description de L. meleagris, cette espèce est très proche du L. stappersii. En raison du très mauvais état de l'holotype stappersii, le travail a été plutôt laborieux. Il fut compliqué par le fait que l'on n'a pas pu établir de variabilité dans la population de L. stappersii. Cependant, j'ai pu identifier certaines différences morphologiques pour distinguer ces deux espèces. Une décision finale à ce propos doit être  le résultat d'un travail sérieux et un débat sur le Web ne saurait l'éviter.

Hobert Allgayer: En ce qui concerne le diamètre de l'oeil, je ne suis pas tout à fait d'accord, quant ont dit/écrit diamètre de l'oeil ce n'est pas l'oeil en lui même qui est mesuré mais le dia mètre interne du bord ossifié : l'orbite (pied à coulisse bec pour diamètre interne) cette mesure ne varie pas dans l'alcool avec le temps sauf si la matière ossifiée se dissout ce qui n'est pas le cas dans l'alcool. Le diamètre de l'orbite du crane de Thout-Ank-Kamon est le même aujourd'hui qu'il y a 3500 ans. (Ramses aussi) sauf s'il a été passé au Destop.

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Eric Genevelle : Je ne comprend pas pourquoi vous avez changé de genre certains poissons (Neolamprologus => Lepidiolamprologus). Par exemple Lepidiolaprologus hecqui et Lepidiolamprologus lemairii.

 Neolamprologus Hecqui.jpg (36464 octets)

Ad. Konings : Stiassny a récemment fait un travail gigantesque sur les Cichlidés du Lac Tanganyika et dans ce dernier elle suggère de changer le genre de certains poissons (ce que j’ai fait sur mon site Web). La référence de ces travaux : Stiassny (1997) A phylogenetic overview of the lamprologine cichlids of Africa: a morphological perspective. South Afr. J Science, vol. 93; pp 513-523.

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Eric Genevelle : A propos du genre Tropheus (un domaine très interessant), qu’en est-il du species " Red " que vous évoquiez dans vos derniers ouvrages (excepté le Back to nature). Si vous confirmez ce statut, je voudrai savoir si le Tropheus d’Ilangi (Nkamba Bay) est un sp. Red ou un moorii ?

 Tropheus Moorii Ilangi 1.jpg (72582 octets) Tropheus Sp Red Chilanga 1.jpg (8227 octets)
Photos Ad. Konings

Ad. Konings : Je confirme le statut de Tropheus sp. " Red " et je pense que l’Ilangi est un véritable Tropheus moorii. Ceci pour la bonne et simple raison qu’il vit conjointement (selon Toby Veall, seulement un peu trop de crocodiles pour moi à cet endroit) avec le Tropheus dit de " Chilanga " qui est lui un sp. " Red ".

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Eric Genevelle : Aussi vous avez changé la classification du Tropheus issu d’Ikola (T. brichardi " Ikola " => T. sp. " Kaiser "). Pourquoi ?

 Tropheus Brichardi Ikola (Sauvage 1).jpg (15520 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : Le Kaiser moorii est différent de toutes les espèces voisines et est confiné à une petite côte rocheuse située entre Kekese et Isonga dans une zone récente du lac. A mon avis, les processus d’évolution ont créés de nouvelles espèces dans cette nouvelle zone. Il n’existe pas à cet endroit d’autres populations qui pourraient confirmer une possible existence d’une population relique comme c’est le cas pour le Kiriza moorii ; C’est en effet une zone rocheuse très isolée.

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Eric Genevelle : Dans la première édition de Tanganyika Cichlids, vous faisiez la distinction entre T. moorii et T. kasabae. Qu’en pensez-vous aujourd’hui ?

Ad. Konings : Je ne me souviens pas avoir fait cette distinction, mais c’était il y a de cela 11 ans. Qu’en pensiez vous à cette période ? Ces deux poissons sont identiques, sans aucun doute.

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Eric Genevelle : A propos de Neolamprologus mustax, vous semblez dire qu’il existe à Moliro deux formes chromatiques de cette espèce (une marron, l’autre jaune) Vivent ils réellement à la même place ou s’agit il de deux populations différentes ?

 Neolamprologus Mustax jaune Moliro.jpg (50494 octets) Neolamprologus Mustax Moliro.jpg (57014 octets)
Photo Ad. Konings

Ad. Konings : Oui les deux forment chromatiques vivent exactement à la même place, côte à côte. C’est juste deux formes au sein d’une même population.

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Philippe Burnel: Que penser de la probable synonymie entre Neolamprologus marungwensis et Neolamprologus crassus ?

Neolamprologus Marungwensis 1.jpg (11831 octets) Neolamprologus Crassus.jpg (15504 octets)

Heinz Büscher: Comme Ad. Konings me le disait il y a quelques années, selon son opinion, N. marungwensis est un synonyme antérieur de N. crassus depuis la publication antérieure de quelques mois du livre de Brichard par rapport à la description du crassus dans la revue DATZ. Comme argument de cette antériorité, il me fit parvenir une copy d'un exemplaire dédicacé "... à mon ami... premier exemplaire... à la main... xxSept 1989". Comme un manuscrit manuel n'est pas à la disposition du public, cela ne place pas ce document comme antérieur (selon les codes de la taxonomie). Cependant, pour être diplomate, nous pouvons donner des arguments à la validité des deux taxons. (Louage, A. (1996): Taxonomische revisie van het Neolamprologus brichardi complex (Teleostei; Cichlidae) van het Tanganyikameer (Oost-Afrika). Katholieke Universiteit Leuven).

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Eric Genevelle: Sans rentrer dans les détails de ton étude basée sur des comparaison anatomiques sur les Lamprologines, quelles en sont tes conclusions ? (ref: Stiassny (1997) A phylogenetic overview of the lamprologine cichlids of Africa: a morphological perspective. South Afr. J Science, vol. 93; pp 513-523.)

Mélanie J.L. Sniassny: J'ai fait quelques suggestions de changement de genre pour certaines espèces:
- Lepidiolamprologus cunningtoni => Neolamprologus cunningtoni
- Neolamprologus pleuromaculatus, boulengeri, hecqui, meeli et lemairii => Lepidiolamprologus

Neolamprologus Cunningtoni Kanoni.jpg (29439 octets) Lepidiolamprologus Pleuromaculatus 1.jpg (16365 octets) Lepidiolamprologus Boulengeri 1.jpg (14133 octets) Lepidiolamprologus Hecqui 1.jpg (36464 octets) Lepidiolamprologus Meeli.jpg (48692 octets)

Je recommande aussi de conserver le genre Altolamprologus en y intégrant le fasciatus (aujourd'hui classé dans le genre Neolamprologus)

Neolamprologus Fasciatus (Couple).jpg (11093 octets)

Il semble aussi que les Teleogramma du Zaïre puissent être intégrés à la tribu des lamprologini.
Variabilichromis (V. moorii) serait valable, mais pas Paleolamprologus (N. toae) du moins pour l'instant. Cette dernière espèce étant d'après les études de Sturmbauer sur l'ADN proche de N. cylindricus .

Heinz Bücher: 'La révision de Stiassny' (from South African J. Sci: A phylogenetic overview... ?) est plus une analyse morphologique qu'une révision. Cependant, cet article donne une excellente vision de la phylogénie des Lamprologines basée sur des données anatomiques.

Robert Allgayer: Je  te signale que Tawil avait, depuis plus de dix ans, toujours écrit que N.fasciatus (RFC) était la forme de jonction entre Neolamprologus et Altolamprologus... cependant il possède des caractères des deux genres c'est pourquoi il faudra redéfinir Altolamprologus, le laisser dans Neolamprologus revient à réviser Neolamprologus..vaste programme pous Stiassny mais elle a les moyens matériels pour le faire ...

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Eric Genevelle: Ad, connais-tu ces deux poissons qui sont à ce jour référencés comme spécies dans la littérature ?

Neolamprologus sp 1.jpg (78215 octets) Neolamprologus sp Burundi.jpg (65107 octets)

Ad Konings: Le premier poisson (une de mes photos) est une forme sombre de Neolamprologus leleupi de la côte centrale Tanzanienne (je présente plusieurs photos de cette forme dans mon prochain livre). Le deuxième (photo de P. Brichard) est un Neolamprologus longicaudatus photographié dans la péninsule d'Ubwari (Burundi).

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Eric Genevelle: Mélanie, j'ai lu dans ton article sur les Lamprologines l'exixtance d'un nouveau Lamprologue "Lamprologus laparogramma". Ad Konings pense que cette espèce est synonyme de Lamprologus signatus. La différence entre ces deux espèces serait le patron de coloration du mâle (Le signatus présente des barres verticales sur le corps, contrairement au  laparogramma). Les femelles sont identiques. Des observations dans le lac montrent que l'intensité des barres du signatus décroit lorsque l'on se déplace vers l'Est du Lac (Tanzanie). Le Laparogramma étant décrit à partir de la côte Est du lac (Mpulungu), il pourrait être une race du signatus ?

Lamprologus Signatus 1.jpg (14498 octets)
Photo Ad. Konings

Mélanie J.L. Sniassny: Le Lamprologus laporagramma a été à l'origine décrit dans une thèse qui portait sur le comportement et l'écologie des espèces conchylicoles. Les auteurs sont Roger Bill's et Tony Ribbink. Ils semblent connaître très bien ce poisson et ont passés une longue période à les étudier dans le lac. J'étais simple examinatrice pour cette thèse   et j'ai été impressionné par leur travail.

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Eric Genevelle : Continuez-vous à faire la distinction entre l’Ophtalmotilapia ventralis et le White Cap ventralis que l’on trouve sur les côtes centrales du Lac ?

 Ophtalmotilapia Ventralis Kalambo 1.jpg (21327 octets) Ophtalmotilapia White cap Mpimbwe.jpg (12625 octets)

Ad. Konings : Non, je ne fais plus cette distinction.

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Eric Genevelle : Ken, quelle différence fais-tu, sur le plan morphologique et chromatique, entre le Altolamprologus sp. Compressiceps Sumbu et le Altolamprologus sp. Compressiceps Nangu ?

 Altolamprologus Compressiceps Sp Nangu.jpg (16807 octets) Altolamprologus Compressiceps Sp Mbita Island.jpg (29510 octets)
Photos Ken Armke

Ken Armke : Le Sumbu est véritablement un conchylicole, avec un mâle (entièrement marron avec quelques nuances) qui atteint un maximum de 5 cm et des femelles (marron avec quelques barres verticales) qui ne dépassent pas 3 cm (selon notre propre expérience). Le Nangu est ou n’est pas un conchylicole, je ne serai pas affirmatif sur ce point. Les mâles font de 6 à 7 cm et les femelles environ 5 cm. Les deux sexes sont noir au niveau de la tête et dans les nageoires impaires et possèdent du orange sur les pectorales. Cette couleur noire s’intensifie considérablement lorsque le poisson se reproduit ou est excité. Dans nos aquariums, ils se reproduisent dans des petites coquilles de bernacles, mais nous ne pouvons assurer que cette espèce possède un comportement conchylicole à l’état sauvage alors que le Sumbu l’adopte sans aucuns doute. Le Sumbu et le Nangu sont très faciles à différencier quand vous maintenez les deux espèces et vous pouvez les maintenir dans le même aquarium sans aucun problème. Nous avons aussi récemment commercialisé une autre forme d’Altolamprologus sp. Compressiceps shell qui est trouvée à Mbity Rocks (Zambie). Elle est plus colorée que le Sumbu (les lèvres sont plus épaisses et plus jaunes avec des barres verticales pour les deux sexes).

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Eric Genevelle : J’ai noté dans votre site que vous aviez changé certains Neolamprologus en Lamprologus (brevis, calliurus, caudopunctatus, finalimus, leloupi, multifasciatus, similis, wauthioni). Pourquoi cela ? Est-ce du à vos conclusions sur l’article de Mélanie J.L. Sniassny à propos du groupe des ossifié ?

Neolamprologus Brevis 1.jpg (18835 octets) Neolamprologus Calliurus.jpg (15391 octets) Neolamprologus finalimus.jpg (58291 octets) Neolamprologus Leloupi 1.jpg (16305 octets) Neolamprologus Multifasciatus 1.jpg (37058 octets) Neolamprologus Similis 1.jpg (23566 octets)
Photos (de gauche à droite):brevis, calliurus, caudopunctatus, finalimus, leloupi, multifasciatus, similis.
Photos Ad. Konings (sauf Calliurus et multifasciatus)

Ad. Konings : Oui, j’ai placé toutes ces espèces du groupe des ossifiés Lamprologines (qui n’appartiennent ni au genre Altolamprologus, ni à celui des Lepidiolamprologus) dans le genre Lamprologus. Mélanie continue de travailler sur ces derniers et il est vraisemblable qu’il faille créer de nouvelles divisions dans le groupe des Lamprologines. Cependant, comme à l’heure actuelle, aucun nouveau nom de genre n’a été validé, j’ai décidé de faire marche arrière et de nommer ces poissons dans le genre où ils ont été décrits. Le genre Neolamprologus n’est pas valide pour ces poissons car l’espèce type (Neolamprologus tetracanthus) n’appartient pas au groupe des ossifiés.

Eric Genevelle : Qu'est ce que le groupe des ossifiés ?

Philippe Burnel : Ce groupe est composé de poissons qui possèdent un os sésamoïde dans le ligament labial". En langage clair, ca veut dire quoi ? Un os sésamoide est un petit os supplémentaire qui, en gros, ne sert strictement à rien, sauf à faire chier les systématiciens ! Chez les humains on peut en avoir au niveau des articulations des 1eres phalanges. Dans le cas des lamprologues c'est au niveau du ligament labial - labial voulant dire "relatif aux lèvres". Il semble d'après Stiassny que ça a une importance dans la "généalogie" des lamprologues.

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Tanganyika Cichlids 
http://tanganyika-cichlids.com
Eric Genevelle