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On Line...
Cette page vous permet de suivre avec précision les derniers travaux de notre cher spécialiste en Cichlidés du Lac Tanganyika et de lui poser par mon intermédiaire des questions sur le domaine. Outre Ad, je tiens à remercier Philippe
BURNEL, Mélanie J.L. SNIASSNY, Heinz BÜSCHER, Robert ALLGAYER, Dernier ajouts ( depuis le 26/04/1999)
notifiés par
Eric Genevelle: Je voudrai savoir si le Neolamprologus sp. "brevis Dwarf" que vous avez observé aux Iles Karilani (voir Cichlids News d'avril 1998) est identique aux autres brevis nains que l'on peut trouver sur le côte du Congo ? Ad. Konings : Où avez-vous trouvé ce brevis sur les côtes Congolaises ? J'ai entendu parlé de ce poisson et déjà vu cette photo (site de Jessica ?). J'ai évoqué ce poisson dans la prochaine édition de Tanganyika Cichlids et je suis certain que ces deux spécies naines sont des Neolamprologus brevis.
Eric Genevelle : J'ai trouvé des photographies de spécies nommées Julidochromis sp "Chisanza marmelade", Chalinichromis sp. "Malagarazi" et Chalinochromis sp. "randi". Qu'en pensez-vous ? Ad. Konings : Je n'ai jamais
entendu parlé du Chisanza Marmalade. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il n'est
certainement pas issu de Chisanza en Zambie. J'aimerai savoir s'il s'agit réellement
d'une nouvelle espèce ou d'un autre hybride. Ken Armke (auteur du site où a été
publié la photo du Chalinochromis sp Malagarazi) : Pour votre information, voici ce
que nous savons de ce fameux poisson : Eric Genevelle: Ca vous apprendra à maintenir des hybrides !
Eric Genevelle: Vous annoncez la prochaine édition de Tanganyika Cichlids à la fin de cette année. Est-ce confirmé et sera t-elle traduite en Français par Jean Marie Londiveau. Qu'en est-il à propos du prochain Cichlid Year book ? Je sais que ce type de livre pose des problèmes de retour sur investissement mais ces ouvrages sont précieux pour ceux qui sont à l'affût de nouvelles informations. Ad. Konings : Oui, la nouvelle
édition de Tanganyika Cichlids est déjà prête en Anglais et sera publiée à la fin de
cette année. La traduction dépend de Jean-Marie mais j'espère que la version Française
sera prête pour février de l'année prochaine. Le livre fait 272 pages, est du même
format que le livre bleu du Malawi et contient plus de 900 photos dont la plupart
inédites.
Eric Genevelle: Pourquoi avez-vous annulé le Safari au Lac Tanganyika cette année en septembre 1998 ? (voir sur le site de Cichlid Press) Ad. Konings: Parce que Toby Veall, le propriétaire du Lodge de Kalambo, a du quitter la Zambie à la période où j'avais prévu de m'y rendre. En ce moment, Il n'y a personne pour s'occuper de nous au Lodge et personne pour nous prendre à Lusaka et pour nous acheminer au lac Tanganyika. Il me reste à négocier avec Toby pour l'année prochaine.
Eric Genevelle: H.J. Herrmann parle d'un Cyprichromis sp. Zebra en provenance du Congo ! (voir Aqualex Tanganyika). Savez-vous où on peut trouver ce poisson au Congo et si c'est la même espèce que Cyprichrmis sp. Zebra de Zambie. Si c'est le cas, est-ce que la population couvre l'ensemble du littoral situé entre ces deux zones ? D'autres Cyprichromis (jumbo / leptosoma ???) comme le "Kibishi" ou "Kibige" ressemblent au "Zebra" excepté du fait qu'ils ne possèdent pas une nageoire caudale en forme de lyre. Qu'en pensez-vous ? Ad. Konings: Je ne pense pas que le Zebra du Congo soit identique au C. "zebra" de Chituta Bay (Zambie) mais il lui ressemble en effet. J'ai déjà observé et photographié un poisson semblable au Kibige Leptosoma à Tembwe II au Congo mais ne l'ai jamais observé aux Iles Kavala. J'ai aussi un cliché pris en aquarium d'une variante de Kibige, mais elle ressemble plus à celle de "Tembwe II-Kapampa". Je pense que Cyp. "zebra" est dérivé du Jumbo Leptosoma (car le Jumbo n'est pas présent à Chituta, unique localité du "zebra") et que le "Zebra" du Congo doit être considéré comme une variante géographique du Jumbo Leptosoma et non pas comme une variante du C. sp. "zebra" de Zambie. Le "Zebra" n'est pas connu sous des formes chromatiques distinctes mais le "Kibige" et connu sous des formes jaunes et bleues (sur les nageoires) comme les autres Jumbo Leptosoma.
Eric Genevelle :Dans votre dernier livre sur le Tanganyika (Back to Nature), vous écrivez que Neolamprologus longior est synonyme avec Neolamprologus leleupi. Etes-vous sûr de cela ou lavez-vous écrit dans le but de simplifier cet ouvrage ? (dans votre dernier article de Cichlids News, vous semblez faire la distinction entre ces deux espèces) Ad. Konings : En effet, je confirme que ces deux espèces sont identiques Ken & Keegan Armke (Armke's Rare Aquarium Fish): Nous avons étudié et reproduit pendant 7 années N. leleupi et N. longior dans des aquariums présentant des conditions identiques. Nous sommes arrivés à la conclusion que ces deux espèces présentent des différences notables et pas uniquement au niveau du patron de coloration (dans notre cas, le longior est dun jaune plus brillant que le leleupi, mais si il est vrai quil en existe plusieurs formes chromatiques). Les différences sont plutôt marquées sur le plan de la taille et du comportement. En effet, le longior à lâge adulte ne dépasse pas 50 % de la taille du leleupi et il est nettement moins agressif. Il est en effet possible de maintenir plusieurs mâles longior ensemble alors que cest impossible avec des leleupi. Un longior attaquera rarement un autre poisson. De plus, un longior, même sur les spécimens âgés, présente un corps allongé et mince avec une petite tête, contrairement à un leleupi âgé. A notre avis, cest une insulte de nommer un longior un leleupi. ! Cest la raison pour laquelle nous continuons à distinguer ces deux poissons. Ad. Konings : Je pense que Ken est arrivé à cette conclusion parce que je pense quil a uniquement travaillé sur des Neolamprologus longior. Le Neolamprologus leleupi originaire du Nord du Congo (holotype) a été très sporadiquement exporté et cela date de 20 ans. Cette forme a été perdu pendant une longue période jusqu'à ce que des éleveurs en Europe de lEst, qui ont conservés la souche, en expédient en Allemagne. Aussi, je ne pense pas que léquipe de Armke ait eu à sa disposition des leleupi dUvira, et si cétait effectivement le cas, je ne prêterai pas trop dattention aux différences de tailles observées en aquarium. Ils mentionnent que le longior fait à peu près 50% de la taille du leleupi. Je nai jamais pu observer le leleupi dans sans localité type (Uvira), mais toutes les autres populations et formes ont plus ou moins la même taille. Il y a seulement la hauteur du corps qui varie. Eric Genevelle : Toujours dans le livre Back to Nature, vous dites que le " speciosus " est un Neolamprologus. Je croyais que cétait un Lamprologus. Ad. Konings : Cétait une erreur à cette époque et bien que jai réalisé cette bévue (idem pour le " meleagris "), léditeur a décidé de passer outre car il aurait fallut faire la modification dans les 7 ouvrages de langues différentes. Mais quand mon nouveau livre sera sorti, vous verrez que ces poissons ont été replacés dans le genre Lamprologus.
Eric Genevelle : Avez-vous des informations complémentaires sur le Cyprichromis sp. Parva que vous mentionnez dans le Cichlid Year Book N°6. Est-ce le même poisson de Cyprichromis pavo ? Où est-il pêché ? Ad. Konings : Le sp. Parva est assurément un Pavo, mais je ne connais pas son origine. Eric Genevelle : Vous dites dans larticle de Cichlid News sur votre exploration Tanzanienne que Keseke est au Nord dIkola (je narrive pas à localiser cette zone sur les cartes). Pouvez-vous me donner des détails. Idem pour Mukosa au Burundi. Ad. Konings : Jai parcouru votre site ainsi que vos cartes. Certains endroits que vous mentionnez diffèrent de mes propres cartes. Kekese (Keseke est une erreur de frappe) est une zone stipulée sur la carte de Toby Veall, une carte très détaillée et depuis, jutilise un GPS pour localiser avec exactitude ces lieux sur les cartes. Il y aura des cartes détaillées dans mon prochain livre. Je nai jamais entendu parlé de Mukosa et les cartes que jai acheté au Burundi (1 :250.000) ne mentionnent pas ce nom.
Eric Genevelle : Que pensez-vous de la découverte qui a été faite en 1995 à Rumonge au Burundi (Gashagaza M.M., Nakaya K., Sato T. - Taxonomy of small-sized cichlid fishes in the shell-bed area of lake Tanganyika - Japanese Journal of Ichthyology, 1995, N°42, p 291-302) de trois species naines dAltolamprologus compressiceps, Neolamprologus mondabu, et Lamprologus callipterus. Pensez-vous que le species dAltolamprologus compressiceps ai subit la même évolution que Alto. sp Sumbu en Zambie ? Ad. Konings : Oui, jen parle dailleurs dans mon prochain livre. Eric Genevelle : Avez-vous des informations précises sur lexacte distribution géographique de Cyathopharynx furcifer et Cyathopharynx. sp. "Black furcifer" ? Ad. Konings : Cyathopharynx furcifer est uniquement présent dans la partie Sud du Lac. Jai cependant trouvé plus au Nord à Sibwesa (Kibwesa) la même variante quen Zambie. Eric Genevelle : 09/03/1999:Pour en savoir plus, rendez-vous sur l'article Cyathopharynx foai Eric Genevelle : On dit généralement quil ny a aucune différence entre les différentes populations dEnantiopus melanogenys (exception faite du species "Kilesa" bien sûr) et que lon peut trouver cette espèce partout dans le Lac. Cependant, certaines photographies montrent des mâles avec une tâche noire sur la nageoire dorsale. Pensez-vous quil sagisse dune race géographique ou le résultat dune consanguinité née dans les aquariums ? Ad. Konings : On a pu observer que cette tâche noire au sommet de la dorsale était présente uniquement sur certains mâles au sein dune même population. Aussi il ne peut sagir une race géographique. Je ne pense pas que ce soit le résulat dune consanguinitée. Eric Genevelle : Lamprologus ocellatus "gold" est-elle une véritable race ou le résultat dune sélection ? Ad. Konings : Cest réellement une forme chromatique que lon trouve dans le lac à létat naturel. La localité exacte ne ma jamais été révélée car ses " découvreurs " ont eut peur que dautres exportateurs viennent à cet endroit. La plupart des poissons issus de cette zone observent un patron de coloration normal et seulement 4 spécimens dorés furent trouvés. Eric Genevelle : Jean Bolline écrivait dans un de ces articles que ce poisson avait été découvert à Nundo (Nkamba Bay). Ad. Konings : Je suis au courant mais René avait été obligé de mentir à propos de ses sites de collecte ! Aussi je ne sais réellement pas où ce poisson a été pêché. Eric Genevelle : Que pensez-vous de la division du genre Neolamprologus par Colombe & Allgayer en 1985 en trois genres différents (Paleolamprologus, Variabilichromis et Neolamprologus). Etes-vous daccord avec cette nouvelle classification ou êtes-vous plus en accord avec les critères de classification de M. Poll ? Ad. Konings : Melanie Stiassny sest penché sérieusement sur le problème des Lamprologines et a trouvé que la dénomination Variabilichromis moorii était correcte mais elle ne trouva pas pourquoi le " toae " a été placé dans un nouveau genre (Paleolamprologus). Eric Genevelle : Y aura t-il des photographies des dernières espèces découvertes dans la nouvelle édition de Tanganyika Cichlids (Neolamprologus helianthus; Microdontochromis rotundiventralis; Xenotitapia nasus) ? Ad. Konings : N. helianthus est à mon avis synonyme de N. splendens. Jai des images de M. rotundiventralis et une dun poisson qui ressemble à X. nasus. Heinz Bücher: Assurément, N. helianthus n'est pas synonyme de N. splendens. Les deux espèces ont des caractères morphologiques différents et il existe une évidente barrière écologique entre ces deux espèces. De plus, des analyses de l'ADN effectuées par Sturmbauer démontrent cette différence (pas encore publié). Ad. Konings : Pensez-vous que le Tropheus polli est plus proche du Kirschfleck que du T. annectens? Pensez-vous que le moorii Orange (Bemba) est plus proche du Choco Moorii (T. brichardi) que du Kiriza Moorii? Si tel est le cas, ALORS vous pouvez croire en les études du groupe de Stumbauer's sur l'ADN. Ces derniers n'ont toujours pas compris qu'avec des études sur l'ADN, vous ne pouvez que deviner l'âge d'un gène particulier. Heureusement, il existe désormais des scientifiques qui disent que les études sur l'ADN ne donnent pas d'information précise sur la spéciation et la phylogénie. Mais certains ne peuvent s'y résoudre... Trouver de minuscules différences entre deux poissons ne signifie pas qu'ils sont d'espèce distinctes. Mes cheveux sont blonds et les tiens sont noirs et un enfant de 4 ans peut faire la différence.Est-ce que cela signifie que nous ne sommes pas de la même espèce ? Jos Snoeks, qui prépare actuellement une révision de ces cichlidés, va avoir des difficultés à accepter N. helianthus..... Et bien sûr, il est inutile de de mander à Heinz si cette espèce est valide, il n'est pas sourd ! Selon son opinion, il n'a jamais décrit un synonyme. Heinz est un splitter (séparateur), pas moi. Eric Genevelle : A titre d'info (com. pers.) les poissons qui avaient été remis à Meyer pour l'étude citée par Ad. sur les Tropheus n'étaient pas des sauvages mais des poissons reproduits en captivité. La validité des résultats obtenus est donc faussée.
Eric Genevelle : Sur votre site, vous écrivez que Lamprologus meleagris est en synonymie avec Lamprologus stappersii. En êtes vous sûr ? ? ? Je croyais que le stappersii vivait dans les rivières du Congo affluentes au Lac. Il est vrai quil y a des points de similitude, mais ... Ad. Konings : Stiassny a trouvé des différences entre les lamprologines riverains et les lacustres. Neolamprologus stappersi est une espèce lacustre. Büscher a aussi trouvé son meleagris dans des condition riveraines à Lukuga ce qui fait que lhabitat de ce meleagris couvre celui du stappersii. Cette différence dhabitat est le seul argument quil avait pour distinguer le meleagris du stappersii. Regarder à ce sujet la description originale du meleagris dans laquelle il redécrit aussi le stappersii. Je pense aussi que Büscher sera daccord avec moi. Philippe Burnel : Dans la description originale du meleagris, il y a non seulement une différence dans lhabitat mais aussi une différence anatomique (principalement la taille des yeux), aussi il me semble que ces deux espèces sont bien différentes. Eric Genevelle : Si j'ai bien compris la dernière réponse de Ad., il dit que le stappersii est trouvé dans le lac ??? Je pensais que c'était une espèce que l'on ne trouvait que dans ses affluents ? Philippe Burnel : Pour stappersi, il est trouvé, d'après la description dans les affluents du lac, et non du Congo comme tu l'as écrit à Ad. Mais cette descrition date de mes rodes (!!!!) ce qui ne veut pas dire qu'il ne peut pas être également trouvé dans le lac. Toutefois, Lunangwa (pour meleagris) fait bien partie du lac, ce n'est qu'un renfoncement qui n'a rien à voir avec une rivière. Je vais sûrement écrire à Büscher pour avoir son avis sur les diverses synonymies des espèces qu'il a décrites (marunguensis, meleagris, helianthus etc..) Eric Genevelle : Je disais que le stappersii venait du congo car l'holotype vient de la rivière Sambala à st Louis, près de Mpala (congo) Ad. Konings: Mes yeux sont plus grands que les tiens, est-ce que cela signifie que nous appartenons à des espèces différentes ? En regardant attentivement, on trouve toujours des différences individuelles et si un poisson a passé près de cent ans dans l'alcool et qu'un autre est frais, cela revient à te comparer à une vieille momie égyptienne ! Il y a de nombreuses différences mais sommes-nous des espèces distinctes ? Néanmoins, cela reste une question d'opinion, aussi, si vous estimez que ceux sont deux espèces distinctes, c'est votre droit et personne ne pourra vous prouver le contraire. Heinz Büscher: Comme je le mentionne dans ma description de L. meleagris, cette espèce est très proche du L. stappersii. En raison du très mauvais état de l'holotype stappersii, le travail a été plutôt laborieux. Il fut compliqué par le fait que l'on n'a pas pu établir de variabilité dans la population de L. stappersii. Cependant, j'ai pu identifier certaines différences morphologiques pour distinguer ces deux espèces. Une décision finale à ce propos doit être le résultat d'un travail sérieux et un débat sur le Web ne saurait l'éviter. Hobert Allgayer: En ce qui concerne le diamètre de l'oeil, je ne suis pas tout à fait d'accord, quant ont dit/écrit diamètre de l'oeil ce n'est pas l'oeil en lui même qui est mesuré mais le dia mètre interne du bord ossifié : l'orbite (pied à coulisse bec pour diamètre interne) cette mesure ne varie pas dans l'alcool avec le temps sauf si la matière ossifiée se dissout ce qui n'est pas le cas dans l'alcool. Le diamètre de l'orbite du crane de Thout-Ank-Kamon est le même aujourd'hui qu'il y a 3500 ans. (Ramses aussi) sauf s'il a été passé au Destop. Eric Genevelle : Je ne comprend pas pourquoi vous avez changé de genre certains poissons (Neolamprologus => Lepidiolamprologus). Par exemple Lepidiolaprologus hecqui et Lepidiolamprologus lemairii. Ad. Konings : Stiassny a récemment fait un travail gigantesque sur les Cichlidés du Lac Tanganyika et dans ce dernier elle suggère de changer le genre de certains poissons (ce que jai fait sur mon site Web). La référence de ces travaux : Stiassny (1997) A phylogenetic overview of the lamprologine cichlids of Africa: a morphological perspective. South Afr. J Science, vol. 93; pp 513-523. Eric Genevelle : A propos du genre Tropheus (un domaine très interessant), quen est-il du species " Red " que vous évoquiez dans vos derniers ouvrages (excepté le Back to nature). Si vous confirmez ce statut, je voudrai savoir si le Tropheus dIlangi (Nkamba Bay) est un sp. Red ou un moorii ? Ad. Konings : Je confirme le statut de Tropheus sp. " Red " et je pense que lIlangi est un véritable Tropheus moorii. Ceci pour la bonne et simple raison quil vit conjointement (selon Toby Veall, seulement un peu trop de crocodiles pour moi à cet endroit) avec le Tropheus dit de " Chilanga " qui est lui un sp. " Red ". Eric Genevelle : Aussi vous avez changé la classification du Tropheus issu dIkola (T. brichardi " Ikola " => T. sp. " Kaiser "). Pourquoi ? Ad. Konings : Le Kaiser moorii est différent de toutes les espèces voisines et est confiné à une petite côte rocheuse située entre Kekese et Isonga dans une zone récente du lac. A mon avis, les processus dévolution ont créés de nouvelles espèces dans cette nouvelle zone. Il nexiste pas à cet endroit dautres populations qui pourraient confirmer une possible existence dune population relique comme cest le cas pour le Kiriza moorii ; Cest en effet une zone rocheuse très isolée. Eric Genevelle : Dans la première édition de Tanganyika Cichlids, vous faisiez la distinction entre T. moorii et T. kasabae. Quen pensez-vous aujourdhui ? Ad. Konings : Je ne me souviens pas avoir fait cette distinction, mais cétait il y a de cela 11 ans. Quen pensiez vous à cette période ? Ces deux poissons sont identiques, sans aucun doute. Eric Genevelle : A propos de Neolamprologus mustax, vous semblez dire quil existe à Moliro deux formes chromatiques de cette espèce (une marron, lautre jaune) Vivent ils réellement à la même place ou sagit il de deux populations différentes ? Ad. Konings : Oui les deux forment chromatiques vivent exactement à la même place, côte à côte. Cest juste deux formes au sein dune même population.
Philippe Burnel: Que penser de la probable synonymie entre Neolamprologus marungwensis et Neolamprologus crassus ? Heinz Büscher: Comme Ad. Konings me le disait il y a quelques années, selon son opinion, N. marungwensis est un synonyme antérieur de N. crassus depuis la publication antérieure de quelques mois du livre de Brichard par rapport à la description du crassus dans la revue DATZ. Comme argument de cette antériorité, il me fit parvenir une copy d'un exemplaire dédicacé "... à mon ami... premier exemplaire... à la main... xxSept 1989". Comme un manuscrit manuel n'est pas à la disposition du public, cela ne place pas ce document comme antérieur (selon les codes de la taxonomie). Cependant, pour être diplomate, nous pouvons donner des arguments à la validité des deux taxons. (Louage, A. (1996): Taxonomische revisie van het Neolamprologus brichardi complex (Teleostei; Cichlidae) van het Tanganyikameer (Oost-Afrika). Katholieke Universiteit Leuven).
Eric Genevelle: Sans rentrer dans les détails de ton étude basée sur des comparaison anatomiques sur les Lamprologines, quelles en sont tes conclusions ? (ref: Stiassny (1997) A phylogenetic overview of the lamprologine cichlids of Africa: a morphological perspective. South Afr. J Science, vol. 93; pp 513-523.) Mélanie J.L. Sniassny: J'ai
fait quelques suggestions de changement de genre pour certaines espèces: Je recommande aussi de conserver le genre Altolamprologus en y intégrant le fasciatus (aujourd'hui classé dans le genre Neolamprologus) Il semble aussi que les Teleogramma du Zaïre
puissent être intégrés à la tribu des lamprologini. Heinz Bücher: 'La révision de Stiassny' (from South African J. Sci: A phylogenetic overview... ?) est plus une analyse morphologique qu'une révision. Cependant, cet article donne une excellente vision de la phylogénie des Lamprologines basée sur des données anatomiques. Robert Allgayer: Je te signale que Tawil avait, depuis plus de dix ans, toujours écrit que N.fasciatus (RFC) était la forme de jonction entre Neolamprologus et Altolamprologus... cependant il possède des caractères des deux genres c'est pourquoi il faudra redéfinir Altolamprologus, le laisser dans Neolamprologus revient à réviser Neolamprologus..vaste programme pous Stiassny mais elle a les moyens matériels pour le faire ...
Eric Genevelle: Ad, connais-tu ces deux poissons qui sont à ce jour référencés comme spécies dans la littérature ? Ad Konings: Le premier poisson (une de mes photos) est une forme sombre de Neolamprologus leleupi de la côte centrale Tanzanienne (je présente plusieurs photos de cette forme dans mon prochain livre). Le deuxième (photo de P. Brichard) est un Neolamprologus longicaudatus photographié dans la péninsule d'Ubwari (Burundi).
Eric Genevelle: Mélanie, j'ai lu dans ton article sur les Lamprologines l'exixtance d'un nouveau Lamprologue "Lamprologus laparogramma". Ad Konings pense que cette espèce est synonyme de Lamprologus signatus. La différence entre ces deux espèces serait le patron de coloration du mâle (Le signatus présente des barres verticales sur le corps, contrairement au laparogramma). Les femelles sont identiques. Des observations dans le lac montrent que l'intensité des barres du signatus décroit lorsque l'on se déplace vers l'Est du Lac (Tanzanie). Le Laparogramma étant décrit à partir de la côte Est du lac (Mpulungu), il pourrait être une race du signatus ? Mélanie J.L. Sniassny: Le Lamprologus laporagramma a été à l'origine décrit dans une thèse qui portait sur le comportement et l'écologie des espèces conchylicoles. Les auteurs sont Roger Bill's et Tony Ribbink. Ils semblent connaître très bien ce poisson et ont passés une longue période à les étudier dans le lac. J'étais simple examinatrice pour cette thèse et j'ai été impressionné par leur travail.
Eric Genevelle : Continuez-vous à faire la distinction entre lOphtalmotilapia ventralis et le White Cap ventralis que lon trouve sur les côtes centrales du Lac ? Ad. Konings : Non, je ne fais plus cette distinction.
Eric Genevelle : Ken, quelle différence fais-tu, sur le plan morphologique et chromatique, entre le Altolamprologus sp. Compressiceps Sumbu et le Altolamprologus sp. Compressiceps Nangu ? Ken Armke : Le Sumbu est véritablement un conchylicole, avec un mâle (entièrement marron avec quelques nuances) qui atteint un maximum de 5 cm et des femelles (marron avec quelques barres verticales) qui ne dépassent pas 3 cm (selon notre propre expérience). Le Nangu est ou nest pas un conchylicole, je ne serai pas affirmatif sur ce point. Les mâles font de 6 à 7 cm et les femelles environ 5 cm. Les deux sexes sont noir au niveau de la tête et dans les nageoires impaires et possèdent du orange sur les pectorales. Cette couleur noire sintensifie considérablement lorsque le poisson se reproduit ou est excité. Dans nos aquariums, ils se reproduisent dans des petites coquilles de bernacles, mais nous ne pouvons assurer que cette espèce possède un comportement conchylicole à létat sauvage alors que le Sumbu ladopte sans aucuns doute. Le Sumbu et le Nangu sont très faciles à différencier quand vous maintenez les deux espèces et vous pouvez les maintenir dans le même aquarium sans aucun problème. Nous avons aussi récemment commercialisé une autre forme dAltolamprologus sp. Compressiceps shell qui est trouvée à Mbity Rocks (Zambie). Elle est plus colorée que le Sumbu (les lèvres sont plus épaisses et plus jaunes avec des barres verticales pour les deux sexes).
Eric Genevelle : Jai noté dans votre site que vous aviez changé certains Neolamprologus en Lamprologus (brevis, calliurus, caudopunctatus, finalimus, leloupi, multifasciatus, similis, wauthioni). Pourquoi cela ? Est-ce du à vos conclusions sur larticle de Mélanie J.L. Sniassny à propos du groupe des ossifié ?
Ad. Konings : Oui, jai placé toutes ces espèces du groupe des ossifiés Lamprologines (qui nappartiennent ni au genre Altolamprologus, ni à celui des Lepidiolamprologus) dans le genre Lamprologus. Mélanie continue de travailler sur ces derniers et il est vraisemblable quil faille créer de nouvelles divisions dans le groupe des Lamprologines. Cependant, comme à lheure actuelle, aucun nouveau nom de genre na été validé, jai décidé de faire marche arrière et de nommer ces poissons dans le genre où ils ont été décrits. Le genre Neolamprologus nest pas valide pour ces poissons car lespèce type (Neolamprologus tetracanthus) nappartient pas au groupe des ossifiés. Eric Genevelle : Qu'est ce que le groupe des ossifiés ? Philippe Burnel : Ce groupe est composé de poissons qui possèdent un os sésamoïde dans le ligament labial". En langage clair, ca veut dire quoi ? Un os sésamoide est un petit os supplémentaire qui, en gros, ne sert strictement à rien, sauf à faire chier les systématiciens ! Chez les humains on peut en avoir au niveau des articulations des 1eres phalanges. Dans le cas des lamprologues c'est au niveau du ligament labial - labial voulant dire "relatif aux lèvres". Il semble d'après Stiassny que ça a une importance dans la "généalogie" des lamprologues.
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Tanganyika Cichlids |