Interview d'Ad Konings
Avril 1999

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 Interview réalisée par Eric Genevelle

Cette interview a pour cadre la sortie du nouveau livre d'Ad. Konings (Tanganyika Cichlids in their natural habitat) et la totalité des questions s'y réfèrent. Pour ceux qui ont le livre, ce sera l'occasion d'approfondir certains sujets et pour ceux qui attendent la version française, une façon instructive de découvrir une partie de son contenu.

Encore un grand merci à Ad. pour la gentillesse dont il est coutumier.

Eric : Ma première question concerne la validité de Cyathopharynx foai. Je ne parle pas de la réelle confusion qui existe au Nord du lac, mais seulement de la validité des taxons pour la moitié Sud du lac. Comment peux-tu être sûr de l’identification de C. foai étant donné qu’il n’existe qu’un seul holotype (conservé au MNHN Paris N° 1899 0 161 collecteur FOA), de plus est un juvénile (63 mm & 81 LT), préservé depuis 100 ans dans le formol et accompagné d’une description très succincte (Ectodus foae Vaillant, 1899 Bull Mus. nat. Hist. nat. 1899 : 221) et en l’absence de précision sur le lieu de collecte. Aussi, rien ne prouve que l’holotype de Ectodus foae est le Black furcifer. Ta comparaison entre le véritable furcifer et le Tilapia grandoculis semble valable, aussi nous sommes tentés d’accepter que le Black furcifer est le grandoculis (nous avons des descriptions détaillées et les lieux de collectes des spécimens). Mais nous ne comprenons pas comment tu peux affirmer la synonymie entre le foai et le grandoculis. On en revient à la fameuse histoire de momie à propos du Lamprologus stappersi.

Ad. : Personnellement, je n’ai pas vu l’holotype du foai et je doute, si quelqu’un l’examine, qu’il puisse affirmer ou non qu’il s’agisse d’un spécimen sub-adulte. Vaillant a donné comme localité de l’holotype du foai le sud du lac Tanganyika. Il est intéressant de noter que Vaillant et Boulenger sont d’accord (et tous les deux ont vu d’autres spécimens que l’holotype) sur le fait que le grandoculis et le foai sont une seule et même espèce. Pellegrin, quelques années plus tard a confirmé cette vision. Un autre point intéressant est que, bien que le furcifer ait déjà été décrit sous le nom de Paratilapia furcifer, les deux auteurs ont placés leurs nouvelles espèces dans des genres différents (Tilapia grandoculis et Ectodus foai) ! Si trois ichtyologistes dotés de connaissances sur le sujet (du moins en ce qui concerne Boulenger et Pellegrin) ont décidé que le grandoculis et le foai étaient identiques, il est raisonnable de l’accepter. C’est du reste ce que j’ai fait. Le fait que le grandoculis bénéficie d’une meilleure description que le foai ne change en rien la validité de la seconde. Si cependant quelqu’un peux me démontrer le contraire (non synonymie entre le grandoculis et le foai), j’accepterais volontiers les choses, bien sûr. Mais en attendant, ce n’est pas une raison pour ne pas accepter le nom de foai pour le Black furcifer car nous avons un taxon de disponible, une explication et des populations connues accompagnées de photos en couleur.

 

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C. foai Magara
Ad Konings

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C. foai Rutunga
E. Genevelle

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C. furcifer
Ad Konings

Eric : J’ai trouvé la trace d’une espèce nommée Ectodus albini = Enantiopus albini (Steindachner, 1909). Tu n’en parles pas dans ton livre. Dans ton site web, tu dis que c’est un synonyme d’Enantiopus melanogenys. Comment es-tu arrivé à ce constat puisque les 4 syntypes de E. albini ont été perdus au Natur Museum de Vienne ? Ne penses-tu pas qu’il serait préférable d’attendre avoir retrouvé d’autres spécimens (neotypes) issus du même endroit que les syntypes pour s’assurer de cette synonymie ?

Ad : Dans mon livre, je n’ai pas placé cette espèce en synonymie avec le melanogenys (Note :en effet, il n’en parle pas !). Je pense que Poll l’a fait. J’ai juste repris sa suggestion dans mon site web. Il est du reste impossible de vérifier le travail des uns et des autres car les spécimens sont disséminés dans tous les musées du monde, ou perdu comme tu le mentionne dans le cas présent. Cependant, si quelqu’un trouve un Enantiopus différent de celui de Steindachner's à cette même localité, alors on pourra débattre. Pour commencer, il faudrait connaître la localité type de l’albini (Kavala Island ou Kabimba ?)

 

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E. melanogenys
Ad Konings

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E. melanogenys
E. Genevelle

Eric : Tu suggère que Lamprologus speciosus pourrait être un synonyme de Lamprologus wauthioni. La seule différence entre ces deux espèces réside dans la forme des nageoires ventrales et qu’elle pourrait être la résultante d’une variation géographique. Bien sûr, ce n’est qu’une supposition. Ma question est de savoir si tu as déjà trouvé des espèces qui présentaient des variations anatomiques (en dehors des variations de taille, ce qui est fréquent) en fonction de leur localisation ?

Ad : Le Benthochromis tricoti issu de la côte centrale de la Tanzanie a une nageoire dorsale arrondie alors qu’elle est pointue pour les populations du Sud du lac. Bien sûr, tu pourrais dire que ce sont peut-être deux espèces distinctes. Mais c’est le seul contre argument valable. Dans le lac Malawi, il a y a plus d’exemples : grande variation de la hauteur du corps chez Tyrannochromis macrostoma pour ne citer que lui.

 

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L. speciosus
E. Genevelle

Eric : A Anvers, Philippe Burnel a pu observer des Neolamprologus helianthus se reproduisant dans des coquilles vides. As tu déjà observé ce phénomène chez Neolamprologus splendens (espèce « homonyme ?»)

Ad : Non, mais une coquille n’est rien moins qu’un trou et que probablement toutes les espèces qui sont capables d’y pénétrer, peuvent s’y reproduire.

 

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N. helianthus
E. Genevelle

Eric : Dans de nombreux cas, quand tu observes une espèce avec une race qui présente un comportement de conchylicole (Dwarf), tu dis que c’est peut-être une nouvelle espèce (« Lamprologus » Sp ornatipinnis Zambia, Lepidiolamprologus Sp meeli Kipili) et parfois, pour une race connue comme ‘Dwarf’ comme A. sp. Compressiceps shell, tu dis que c’est seulement une race géographique, et en aucun cas une nouvelle espèce. Quels sont donc tes critères pour décider ou non de mettre devant une race le préfixe Sp. ?

Ad : Dans le cas de l’ornatipinnis, le fait est qu’il y a réellement des différences entre ces deux espèces (« Lamprologus » Sp ornatipinnis Zambia et « Lamprologus » ornatipinnis) et que dans tous les ouvrages, elles sont traitées comme distinctes bien que les noms étaient faux. Dans le cas du compressiceps shell, c’est différent car quand tu prend un poisson de son environnement naturel pour le mettre en aquarium, il grandit dans des proportions normales, c’est à dire qu’il devient identique à un compressiceps normal. Cela doit donc être regardé comme un polymorphisme comme le suggèrent les investigateurs Japonais.

 

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« Lamprologus » Sp ornatipinnis Zambia
Ad Konings

Eric : Dans ses derniers travaux, Stiassny supposait que le Neolamprologus fasciatus était un Altolamprologus, mais que cela devait être confirmé. Dans ton livre, tu as fait le pas. Mélanie a t-elle fait d’autres travaux sur le sujet pour confirmer ce changement de taxon ? Et à propos du Neolamprologus prochilus (je trouve qu’il ressemble beaucoup à un Altolamprologus)?

Ad : J’ai correspondu avec Mélanie Stiassny et elle pense que le fasciatus va se ranger dans les Altolamprologus à la prochaine révision du genre. Ces travaux n’ont pas encore été publiés. Depuis toujours je pensais que c’était un Altolamprologus et je l’ai donc placé dans ce genre sans plus d’explications (je ne voulais pas couper l’herbe sous les pieds de Mélanie). Par contre, je ne pense pas que le prochilus soit un Altolamprologus. C’est un poisson assez différent, il ne possède pas ces écailles rigides et n’appartient pas au groupe des ossifiés (comme les Altolamprologus, contrairement aux Neolamprologus), ce qui reste le caractère de différenciation majeur pour les Lamprologines.

 

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A. fasciatus

Eric : C’est une bonne idée d’avoir utilisé les guillemets pour les faux lamprologus («Lamprologus») en l’attente d’un nouveau taxon du genre. Sais-tu quand nous auront un nouveau genre pour ces poissons ? 

Ad : Aucune idée. Mélanie est trop occupée à d’autres tâches et nous devrons attendre bien deux ans avant cela. J’espère juste que personne ne va balancer un nouveau nom sans consulter préalablement les travaux de Mélanie en attente de publication.

 

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Mélanie Stiassny

Eric : Je me demande pourquoi personne ne pense à découper le genre Cyphotilapia en plusieurs espèces :
- Une pour le Burundi et Nord Congo
- Une pour Kigoma
- Une pour le sud du lac (races bleues)
Il y a clairement des différences morphologiques (comme la hauteur du corps) et chromatiques entre ces races. Dans ton livre, tu as divisé les Eretmodus cyanostictus pour des motifs identiques.

Ad : Pour les Eretmodus, ce n’est pas entièrement pour les mêmes raisons. Les différences de structure des bouches entre les espèces d’Eretmodus est un caractère distinctif beaucoup plus important que les différences que tu sembles trouver chez les races de frontosa. Deuxièmement, Eretmodus sp. "cyanostictus north" est trouvé dans un habitat partagé avec d’autres espèces similaires qui les ont contraints à se différencier. Troisièmement, les études d’ADN entre les différentes population géographiques ont clairement montrées qu’il y avait deux espèces distinctes. Ok, je ne suis pas très partisans des études d’ADN sur les mitochondries, mais dans le cas présent, leurs conclusions ne sont pas en contradiction avec les constatations anatomiques.
Pour en revenir au frontosa, je ne pense pas qu'il y ait différentes espèces. Je suis d'accord sur le fait que, par exemple, les formes bleues semblent plus aggressives sur le plan alimentaire que les races du Nord, mais je ne pense pas que cela doit être une raison suffisante pour juger d'une hétérospécificité. Il y a certaines différences entre les différentes populations humaines et personne ne pense les séparer en différentes espèces. Aussi pourquoi le ferait-on pour les Cyphotilapia ?

 

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C. frontosa Mpimbwe
E. Genevelle

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Eretmodus sp. "cyanostictus north"
Ad Konings

Eric : Evoquons les Variabilichromis moorii. Peux tu me dire où au Congo tu as observé des juvéniles noirs (habituellement, ils sont jaunes). Heinz Büescher n’a jamais observé ces derniers bien qu’il soit un habitué de ces régions.

Ad : J’ai trouvé ces juvéniles particuliers à Cap Tembwe. J’ai retrouvé ça dans mes notes mais je n’ai pas pris de photos.

 

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Variabilichromis moorii
Ad Konings

Eric : A propos du nom de Tembwe II (deux), African Diving me disait que ce nom est inconnu de la population locale et que là bas, on dit plutôt « Tembwe ya Zongwe ». As tu choisi le suffixe II pour distinguer ce site de Cap Tembwe ?

Ad : Non, les gens qui étaient avec moi sur place appelait cet endroit Tembwe II. Heinz Büescher est d’accord avec moi.

 

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Tembwe II

Eric : Pour le Lepidiolamprologus kendalli, tu dis que L. nkambae est un synonyme. Mais dans la première édition de Tanganyika Cichlids, tu faisais remarquer que le nkambae différait du kendalli par la présence de petites écailles nacrées sur les joues et par son habitat de prédilection (le kendalli vit plus profondément que le nkambae). Pourquoi as-tu changé d’avis ?

Ad : Il y a 10 ans de ça (lors de la parution de la première édition du livre), je n’avais pas pu observer ces deux espèces dans la nature. Je pense aujourd’hui (après observation) que ces deux taxons sont synonymes. Ces deux espèces ont été décrites en même temps et celle du kendalli précédait celle du nkambae juste de quelques semaines. Je suis d’accord dans le fait que le nkambae a quelques écailles sur les joues, du moins, sur le spécimen observé au Musée de Tervuren en Belgique, mais je pense pas qu’il y ait de discussion possible sur cette synonymie. De plus, je n’ai pas observé personnellement de préférence dans l’habitat de prédilection. Les données de mon ancien livre étaient issues d’anciennes publications. 10 ans ont passées et on en sais beaucoup plus.

 

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L. kendalli de Nkamba Bay

Eric : Tu te rappelles certainement des fameux spécimens collectés il y a deux ans par African Diving sous le nom de Cyprichromis Sp Leptosoma Jumbo Speckleblack Rainbow. Ils annoncent comme localité Cap Tembwe, soit, quelques km au Nord de Kitumba. En observant leurs patrons de coloration respectifs, quel est ton avis ? A propos du Kibige, j’aurais plutôt pensé que c’était un leptosoma (en raison de sa taille). Qu’en penses-tu ?

Ad : Je pense qu’en effet, ces deux races sont proches sur le plan géographique et donc validerait cette localité. Pour le Kibige, si c’était un leptosoma, ce serait bien le seul présent sur la côte Ouest du lac (bien que je ne sais pas grand chose la zone située au Nord des îles Kavala. Je pense sincèrement que c’est un Jumbo leptosoma.

 

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C. Sp Leptosoma Jumbo Speckleblack Rainbow
African Diving

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C. Kibige
C. Christenssen

Eric : A propos de la race naine de Neolamprologus brevis, ne serait-ce pas plutôt une nouvelle espèce ? On observe en effet un comportement différent chez cette dernière (le couple ne vit pas dans la même coquille, contrairement au brevis commun). Tu dis dans ton livre que d’habitude les races naines (comme chez A. compressiceps et chez L. speciosus) retrouvent progressivement leur taille normale en aquarium (ce qui est très intéressant). Ce fait est-il aussi constaté chez la race naine de N. brevis et si oui, est-il possible qu’ils changent leurs habitudes de vie et de reproduction (vivent dans la même coquille) ?

Ad : Ca serait un superbe sujet d’étude pour toi ! Je n’en sais pas plus car ces poissons n’ont pas été collectés. J’ai cependant entendu parlé d’une autre race naine collectée au Congo (Jessica Miller). Peut-être en sait-elle plus que nous ? Nous ne devons pas oublier que les cichlidés sont des poissons qui s’adaptent très facilement aux nouvelles conditions de l’habitat et que dès lors que nous leur présentons de nouvelles contraintes, ils s’adaptent d’eux même.

 

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N. brevis "Dwarf" Congo
J. Miller

Eric : Dans ton site web, je ne comprend pas pourquoi tu dis que l’Haplotaxodon trifasciatus est synonyme de H. microlepis alors que tu cites certaines différences entre elles (diffère de H. microlepis par 6 ou 7 rangées d’écailles entre la ligne latérale supérieure et la ligne inférieure, par trois barres verticales sur le corps à la base de la nageoire dorsale et par 34 (rarement 35) vertèbres).

Ad : J’ai plongé pas mal de fois dans la partie Sud du lac et je n’ai JAMAIS observé de différences entre les divers Haplotaxodon. Takahashi mentionne que les deux formes sont trouvées ensembles mais a oublié de préciser comment on peux les distinguer l’une de l’autre. D’après ce que je sais, un même individu peux parfois présenter des barres et à d’autres moments paraître complètement argenté (à vérifier auprès de personnes qui en ont en aquarium). L’autre différence réside dans le nombre d’écailles entre les lignes latérales et je doute qu’ils aient réellement comptés ces dernières avant de sortir les poissons de l’eau et de les séparer. Dans mon livre, je parle de MES observations et si je n’ai pas pu faire ces dernières, je me réfère à la littérature existante. Il ne m’a pas semblé avoir pu constater de différence dans le nombre d’écailles entre les divers Haplotaxodon observés et je dois avouer que l’importance de ce type de différence m’échappe. Si on avait trouvé que ces deux populations se séparaient pour se reproduire, alors j’accepterais sans problème l’existence de ces deux espèces.

 

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Haplotaxodon microlepis 02.jpg (5097 octets)
Haplotaxodon ???

Eric : Tu as changé le genre du signatus et du kungwensis (Lamprologus => Neolamprologus). Pourquoi. Est-ce en accord avec les travaux de Stiassny ?

Ad : Il n’y a pas de Lamprologus dans le lac et Mélanie suggère de placer tous les Lamprologus dans les Neolamprologus, A MOINS QUE ces deux espèces appartiennent au groupe des ossifiés (si elles appartenaient au groupe des ossifiés, elles seraient placées sous le taxon provisoire « Lamprologus ».

Note Eric : Pour résumer les changements de taxon :
Lamprologus ossifié => « Lamprologus »
Lamprologus non ossifié => Neolamprologus
Neolamprologus ossifié => « Lamprologus »
Neolamprologus non ossifié => Neolamprologus

Simple...

 

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N. signatus
Ad Konings

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N. kungwensis
E. Genevelle

Eric : A propos de la possible synonymie entre Xenotilapia sima et X. boulengeri (évoquée dans ton livre comme probable), peux tu me dire en quelques mots quelles différences ont trouvés les Japonais entre ces deux espèces (morphologique ou comportementale) ?

Ad : Les différences sont seulement d’ordre morphologique. Mais puisqu’ils semblent trouver ces différences à presque tous les endroits du lac, je suis un peu réservé pour placer ces dernières en synonymie.

 

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X. sima
Ad Konings

Eric : Tu parles d’une nouvelle espèce non décrite de Lamprologus collectée en Zambie par Toby Veal. Qu’en est-il ? Est-ce une capture solitaire et dans quel biotope fut-elle trouvée ?

Ad : Toby m’a dit que c’était un conchylicole mais sans me donner de précision sur le site de collecte. Les trois spécimens ont été perdus.

 

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Toby Veal

Eric : Tu parles d’une prochaine révision des Lamprologines par Jos Snoeks. Sais-tu quand elle sera publiée ?

Ad : Jos travaille (travaillait ?) sur le complexe brichardi mais a du d’abord achever son séjour de 3 ans au Malawi. Il sera de retour cet été. Je n’ai pas d’idée quand à la date de la publication de ses travaux. Il y a d’autres révisions dans les tuyaux faites par ses collaborateurs : une sur les Ophthalmotilapia par Mark Hanssens et si je ne me trompe pas, une sur les Telmatochromis...

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Le Complexe brichardi

Note : Je demandais à Ad. se qu’il pensait des travaux de Heinz Büscher, vu que selon son opinion, beaucoup d’espèces décrites par Heinz ne sont que des synonymes d’espèces préalablement décrites. Sa réponse est pleine d’éloge...

Ad : Je pense sincèrement que Heinz est un cichlidophile de talent et je respecte son travail qui est très méticuleux. Nos opinions diffèrent seulement sur la notion d’espèce et de race géographique. D’un autre côté, nous ne devons pas oublier que les cichlidés du lac Tanganyika ont été décrits il y a plus de 100 ans maintenant et que nous devons en premier étudier les espèces qui ont déjà un taxon et comparer ces dernières avec les espèces potentiellement nouvelles. Quand cela n’est pas possible, nous courrons toujours un risque en décrivant des synonymes à chaque fois qu’une vieille espèce oubliée rejaillit du passé. Ainsi, malgré le fait que je considère certaines espèces décrites par Heinz comme des synonymes d’espèces anciennement répertoriées, j’apprécie énormément la qualité des informations qu’il nous donne sur ces espèces.

 

Tanganyika Cichlids 
http://tanganyika-cichlids.com
Eric Genevelle