Fishes Of Burundi
(Mireille
Schreyen)

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Mireille en train de trier des
Aethiomastacembelus ellipsifer

Eric Genevelle
Mars 1999

Photos de Lilliane / Angelicus (1997)

Mireille,

En tout premier lieu, je tiens à te remercier vivement de bien vouloir répondre à cette interview pour le site de Tanganyika Cichlids.

Peux-tu, en quelques mots, nous raconter l'origine de la station de collecte créée par ton père, feu Pierre Brichard.

Depuis le début des années 50, mon père s'est interressé aux poissons tropicaux, étant à Kinshasa à cette époque, il fut un des premiers exportateurs de poissons du bassin du Congo, et ce jusqu'en 1971. Nous avions à l'époque déjà une station à Kin, une dans la cuvette centrale, et une troisième à Moanda sur la côte Atlantique. La situation au Zaire n'étant pas des plus agréable à cette époque, et n'ayant pu ouvrir une station à Kalemie, comme il l'avait souhaité (faute de connection aérienne correcte). La demande de poissons du Tanganyika se faisait de plus en plus pressante tant au point de vue commercial que scientifique. Lui même était impatient de voir de plus près la faune du Lac, il décida de nous délocaliser et de venir au Burundi avec toute sa famille pour y investir dans une station de récolte et une pisciculture de poissons d'ornement. A nos débuts nous étions 4, mon père, André, le frère de Jacky, Jacky et moi. A la fin de ses études mon frère Thierry est venu nous rejoindre.

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Lorsque tu as décidé de reprendre l'affaire, c'était parce que tu étais passionnée par les cichlidés ou parce que tu souhaitais prolonger le travail accompli et ne pas abandonner une si belle histoire ?

Ayant passé toute ma jeunesse (magnifique !), après mon travail scolaire, à aider mon père, puis plus tard, à travailler avec lui, il était normal de continuer notre œuvre commune, il était même impensable de la laisser tomber. C'était, et c'est encore notre vie. Il nous avait communiqué son virus .

Avec un peu de recul, en quoi le travail de ton père fut-il si important pour les cichlidophiles du Tanganyika ?

Eternel passionné de toute chose, avide d'apprendre et de comprendre le pourquoi de ce qu'il observait, mon père ne s'est pas contenté d'être un exportateur de poissons tropicaux parmi tant d'autres. Déjà durant notre vie au Zaire il était connu du Musée Royal de Tervueren, (spécialisé dans la faune de l'Afrique Centrale) pour ses recherches et ses découvertes sur les poissons du bassin du Congo. Arrivé au Tanganyika en 71, grace aux possibilités de pouvoir y observer les poissons dans leur habitat naturel par la plongée sous-marine, enthousiasmé par les travaux de recherche fait en 46-47 par la mission de Recherche Hydrobiologique Belge et l'IRSAC, cette passion et le désir de la partager avec d'autres n'a fait que se développer. Il a voulu faire partager par les scientifiques et les aquariophiles sa passion pour le lac et les merveilles qu'il contient.

Ton père avait non seulement le désir de développer l'exportation des ces poissons vers l'europe, mais aussi de découvrir de nouvelles espèces. Ces découvertes étaient-elles le fruit du hasard ou la démarche était-elle volontaire de sa part ?

Comme je viens de le dire plus haut, ses découvertes de nouvelles espèces, ses études sur le comportement des poissons, sur leur habitat et leur répartion autour du lac ne devait pas grand chose au hazard, mais plutôt à son formidable enthousiasme et à sa curiosité de toute chose. Ceci d'ailleurs le conduisit en Zambie où il fut de 75 à 78 le premier exportateur de cichlides, laissant la conduite de FOB au reste de la famille.

Revenons à votre station. Peux-tu me décrire en quoi consiste ton installation.

Actuellement Fishes of Burundi, étendu sur une superficie de 2 Ha, comprend deux ateliers distincts avec chacun +/- 350 bacs de 40 à 60 litres, l'un consacré au poissons de récoltes, l'autre à ceux de la pisciculture; à l'extérieur, 150 bassins de fibres de verre ayant une capacité de 1.000 litres chacun, servant soit à l'acclimatation des poissons sauvages, soit à l'alevinage et au stockage des poissons de pisciculture. En plus de cela nous avons 150 étangs de 25 à 35.000 litres servant à la reproduction de cichlides du Tanganyika et du Malawi.

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Atelier pour poissons de récolte Atelier pour poissons de pisciculture
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Bassins en fibre de verre
Bassins extérieurs 1.Jpg (30713 octets) Bassins extérieurs 2.Jpg (27740 octets)
Bassins de stockage et de reproduction Vue de la pisciculture au bout de l'exploitation

Depuis de nombreuses années, vous vous êtes lancés dans la reproduction des cichlidés dans des bassins extérieurs. Quels poissons reproduisez-vous (quelles races de Tropheus par exemple) et en quelles quantités ?

De manière régulière nous reproduisons en continu une soixantaine d'espèces ou races différentes parmis lesquelles: 20 races de Tropheus(le Tropheus brabant indigène du Burundi n'étant pas reproduit, mais récolté dans le lac) en plus de cela nous reproduisons des Cyphotilapia, des Ophtalmotilapia, des Petrochromis et une douzaine d'espèces de poissons du Malawi.

Les Tropheus reproduits sont en vedette l'Orange de Bemba, le Kaiser Kiriza, le Moliro, le Kirshfleck, le Red Rainbow, le Papagay (Tropheus du groupe Rainbow, venant du sud de la Tanzanie. Nous avons acheté nos reproducteurs à un importateur Allemand voici quelques années), Duboisi d'Uvira, le Murago, en plus de cela, Karamba, Kipili, Kongole, Moba, Zongwe, Kavala, Canary Cheek, Green (vient de la péninsule de l'Ubwari, face Est, il cohabite avec le Tropheus Karamba depuis Muzimu jusqu'a Karamba. Et, phénomène assez rare, il existe dans le lac des Karamba et des Green pur,mais également des hybrides des deux, ce qui donne un Tropheus assez peu stable dans ses colorations, certains très beau pratiquement rayés vert et rouge.Les reproducteurs ont été récolté par nous même), Kanyosha, Mwerazi, Yellow de Mboko et Lupota.

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Tropheus sp Red Moliro sur le départ

A titre indicatif nous avons vendu en 1998: 56.000 poissons d'élevage pour 28.000 poissons sauvages. La reproduction en étang telle que nous la pratiquons convient mal à la reproduction des pondeurs sur substrat, de plus l'alimentation nécessaire à une bonne reproduction de ces derniers est difficile à trouver ici et l'importation de cette nourriture beaucoup trop onéreuse pour pouvoir être rentable.

Vous reproduisez aussi des cichlidés du Malawi. Pourquoi ?

Les espèces du Malawi que nous reproduisons sont soit des espèces qui en leur temps étaient nouvelles tel le Labidochromis flavescent ou plus récemment les Pseudotropheus Msobo, et demasoni, soit des espèces dont la reproduction en Floride n'est pas facile tel le Labeotropheus. Les reproducteurs nous ont été généralement fournis par certains exportateurs ou importateurs du Malawi. Il est donc facile de comprendre l'intérêt de cette reproduction.

Quelle est la répartition de vos expéditions entre les reproductions et les sauvages collectés ? Selon les résultats, est-ce une volonté de votre part ?

La petitesse de la côte Burundaise rend peu probable aujourd'hui la découverte de nouvelles espèces et donc limite le choix de poissons que nous pouvons proposer.Néamoins nos listes de stock offrent en continu entre 20 et 30 espèces de poissons sauvages. Nous avons toujours eu la volonté de pouvoir proposer à notre clientèle le choix le plus vaste possible d'espèces intéressantes, pour cette raison nous avons développé nos élevages, dans certains cas de cichlides trop rares pour faire face à la demande uniquement par des récoltes, type Cyphotilapia, ou de variété de poissons que nous n'avions pas sur notre côte; exemple les 20 variétés de Tropheus. Il se fait que naturellement la qualité de notre élevage lui à fait prendre le pas sur les poissons de récoltes.

Dans quelles parties du lac collectez-vous et quels types de poissons recherchez-vous en priorité ?

Nos récoltes se font sur l'entièreté de la côte burundaise. Elles concernent les Tropheus brabant, Julidochromis marlieri et regani, les Lamprologus Neolamprologus, et tous les Eretmodus, Spathodus, Tanganicodus..., Cyprichromis, Limnochromis ... et la gamme de cichlides de sable que nous avons à notre disposition, sans compter Synodontis et Mastacembelidae.

Pensez-vous que la collecte et l'exportation de cichlidés des genres Xenotilapia, Cyprichromis et autres cichlidés fragiles soit rentable économiquement ?

En effet se sont des espèces peu rentables, non pas tellement par leur fragilité que par le coût élevé de l'acclimatation qui pour être bonne nécessite l'utilisation de plusieurs produits importés, de plus la faible densité de poissons que l'on peut mettre par carton à l'exportation, les rendent très chers à destination. Cependant, il est indispensable de pouvoir les proposer à notre clientèle, car si en eux mêmes ils ne sont pas rentables ;ils constituent malgré tout un appel d'offre non négligeable.

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Pour ne pas fragiliser les poissons
durant le transport, on alimente les
bidons en air comprimé

Comment se compose une équipe de collecte (nb de plongeurs, équipement, etc) ?

Nous avons en fait trois sources d'approvisionnement.

1° Une équipe de 11 pêcheurs entrainés par nous depuis plus de 25 ans qui pêchent à la demande entre 0 et 5 metres de profondeur avec masque et tubas et un petit filet dont la surface ne dépasse pas le m2.Ce sont eux qui pêchent les Tropheus, Julidochromis, les Gobies, Lamprologus...

2° Certains poissons de sable, vivants dans des zones marécageuses sans visibilité sont pêchés par des sennes à qui nous les achetons.Il s'agit tout particulièrement des Synodontis, T.otostigma, L.auritus..et certaines espèces plus rares comme par exemple les Bathybates.

3° Jacky et moi en plongée bouteille capturons, soit des espèces vivants à plus grande profondeur :Cypho, Cyprichromis..soit de poissons de sable, fragiles à la capture et que nous pouvons capturer dans des habitats mixtes (roche et sable) tel le Xeno.flavipinnis, tenuidentata...

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Un équipement rudimentaire mais efficace La pêche à la senne

Quel est environ la fréquence de vos expéditions de collecte ?

Actuellement nous ne récoltons pas plus de 2 à 3 fois par mois, tout type de récolte confondu, ceci nous permettant de faire face à la demande.

Il circule chez certains amateurs ou confrères certaines informations concernant votre station qui sont parfois négatives, comme:
- Les Tropheus adultes exportés ne sont que des mâles,

- Les souches de Tropheus qui servent à la reproduction dans les bassins ne sont plus de permière fraicheur,

- La collecte d'individus sauvages est très limitée (pricipalement des Neolamprologus brichardi),

- Le conditionnement des poissons à l'exportation est relativement moyen.

Pouvez-vous nous donner votre version des choses sur ces points très précis afin de lever les doutes ?

Avant tout, je pense que c'est à nos clients qu'il faudrait poser certaines de ces questions, plusieurs sont sur Internet, et seraient certainement disposés à vous répondre: Maltavi en Allemagne, Les Serres Aquatiques et Africa en France, Neil Hardy Aquatica en Grande Bretagne, Angelicus en Belgique, Atlantis et Old World Exotic Fish aux USA... Nos souches de Tropheus, d'origine sauvage proviennent soit de safari personnel effectués sur les côtes Zaîroises en collaboration avec l'Institut de Recherche d'Uvira. Le but premier de ces safari ayant été la découverte de nouvelles espèces et l'inventaire de la répartition des espèces autour du lac. Soit de l'achat chez les autres exportateurs ou chez nos clients d'espèces exportées par les autres autour du lac. Ainsi avons nous acheté à Kalemie à A. Gillot plus de 3.000 Tropheus de races différentes et plusieurs centaines d'Ophtalmotilapia, Petrochromis... ne gardant que les specimens les plus beaux et les plus robustes pour la reproduction. Récemment encore nous avons reçu d'un de nos clients des nouveaux Pseudotropheus, et sommes en pourparler pour de nouveaux Ophtalmotilapia. De notre avis, et de l'avis de ceux qui les ont vus, nos reproducteurs ne me semblent guère épuisés, mais au contraire je dirais qu'ils tiennent la grande forme.

Je pense que nous aurions eu des difficultés à vendre 34.000 Tropheus d'élevage l'an dernier si nous ne vendions que des males. La plus part d'entre eux étant vendus à 3 à 4 cm, les sexer me semble une gageure. Et dans quel intérêt ? ?

En ce qui concerne l'acclimatation de nos poissons, aucun poisson sauvage ne sort de chez nous sans y être resté un minimum de trois semaines d'acclimatation. Les 11 premiers jours les poissons sont en traitement d'antibiotiques, ensuite ils ont un traitement de metronidazole dans leur nourriture contre les parasites intestinaux. Ils sont progressivement nourris de manière journalière. Rentrés en atelier 4 jours avant un envoi, ils sont examinés individuellement et ont un dernier traitement, ils jeûnent avant leur départ. Les alevins de pisciculture sont traités lors de leur sortie d'étangs. L'entièreté de nos élevages est soumis à un traitement complet de métronidazole tous les six mois. Aucun poisson n'est exporté qu'il n'ait été jugé dans un état impeccable.

Exportez-vous d'autres poissons en dehors des cichlidés (ex famille des Mastacembelidae) ?

Des Synodontis et des mastacembelidae, quelques Phylonemus...

Pêcheur allant rechercher les seaux dans l'eau.jpg (30955 octets) Pêcheurs triant les poissons 1.jpg (32667 octets)
Pêcheur avec une masta.jpg (31826 octets)         Mireille prenant un masta 2.jpg (32699 octets) Mireille prenant un masta 1.jpg (32133 octets)
Pêche des Aethiomastacembelus ellipsifer

Avez-vous noté une évolution du comportement des cichlidophiles et de la demande en général ?

Depuis 1990, année faste pour les exportateurs du lac, il y a eu une baisse nette de la demande de cichlidés.Nous travaillons aujourd'hui à 50 % de notre capacité, non pas faute de poissons, mais faute de demandes sérieuses .Nos concurrents autour du Lac ainsi que ceux du Malawi ont je crois pu faire la même constatation. La mode est au Transhipping, afin de pouvoir réunir les quantités de poissons suffisantes pour obtenir un coût de fret abordable, beaucoup se lancent dans le transhipping. Hélas, trop souvent se sont des personnes qui savent à peine à quoi ressemble un poisson en dehors de ceux qu'ils ont parfois dans leur assiette. Ils se proposent de distribuer les poissons tropicaux comme on distribue des boites de sardines à l'huile. Ce qui les intéresse, c'est de faire de l'argent, pour le reste... Rien que pour l'année 98, nous avons eu, et, est il besoin de le dire, refusé deux demandes très pressantes de ce style.Nous estimons que cela va à l'encontre des intérêts de l'aquariophilie. Cela nous fait craindre pour l'avenir une baisse de la qualité car il ne faut pas mésestimer les connaissances nécessaires et les moyens mis en œuvre pour assurer un bon déballage et une bonne acclimatation de poissons venus des quatres coins du monde. Poissons provenant de milieux souvent très différents, ils ont des exigences très diverses, et des sensibilités très spécifiques. Il nous est facile de l'avoir constaté, ayant été exportateurs de poissons du fleuve Congo pendant plus de 15 ans, avant de venir au Burundi. Inutile de vous dire combien étaient différents les poissons de la cuvette, ceux du Stanley Pool, et ceux de l'estuaire, sans parler bien sur de ceux du Lac.

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Protection de l'environnement au Tanganyika

Les grossistes importateurs ont actuellement souvent comme chef d'atelier des ichthyopathologistes avertis.Le transhipping effectué par des Pro qui savent donner des conseils utiles à leurs clients c'est tout autre chose. On ne peut aller à contre courant, et comme tous les exportateurs et les grossistes, nous avons été obligés de suivre le mouvement, et d'accepter les ventes avec transhipping, mais pas à n'importe qui et n'importe comment.

Avec qui travailles-tu principalement en FRANCE et en Europe ?

En France avec "Les Serres aquatiques" à Betheny et "Africa" de Marseille. En Belgique avec "Angelicus", en Hollande avec Verduijn, en Allemagne essentiellement avec"Maltavi"en Angleterre avec "Neil Hardy Aquatica"....

En quoi les conflits armés vous ont causés des problèmes ? La station a t-elle été menacée comme se fut le cas de celle de Zaïre Cichlid à Kalemie ?

Nos installations n'ont jamais été menacées. Tout en étant très malheureux de la crise traversée par le pays, nous ne sommes pas concernés directement par les conflits qui ont ravagé le Burundi ces dernières années. Bien sûr à certaines époques les récoltes le long du lac ont été périlleuses, mais, à part l'arrêt de nos exportations rendues impossibles durant 7 mois faute d'avion, (ceci dû à l'embargo qui a frappé le Burundi durant plus de deux ans) nous n'avons jamais été empêché de travailler.

Quel avenir voyez-vous pour votre entreprise dans les prochaines années ?

Après 28 ans au Burundi, partant du principe qu'il faut continuer à investir pour rester concurrentiel, et étant continuellement à la recherche d'espèces intéressantes pour nos élevages nous voyons l'avenir avec un bon optimisme.

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Si tu devais citer un caractère spécifique à votre station (par rapport aux autres existant autour du lac) qui en ferait sa force, quel serait-il ?

Bien que d'autres exportateurs autour du lac aient développé des élevages, le fait que 80 % de notre chiffre d'affaire repose sur une pisciculture représentative du pourtour du lac, nous a rendu parfaitement autonome, peu dépendant d'aléas extérieurs, et donc assez peu vulnérable.

Il y a t-il d'autres points que tu souhaiterais ajouter ?

On pourrait se poser comme dernière question: pourquoi cette volonté apparente de certains à vouloir dénigrer le travail de Fishes of Burundi ? On peut facilement supposer que la quantité impressionnante de personnes de tous poil qui depuis 28 ans ont essayé au Burundi de nous concurrencer sans succès ne nous a pas fait que des amis. Il y a peut être aussi certains importateurs gros ou petits qui ont été dépités de ne pas pouvoir recevoir nos poissons en direct... Et puis, peut être encore l'un ou l'autre aquariophile bien sympa qui n'a pas reçu de notre part toute l'aide logistique qu'il avait espéré trouver en venant passer des vacances au Burundi. A celui là je dirais: Crois bien que je le regrette, mais hélas, on ne peut pas à la fois être exportateur de poissons tropicaux et le Club Med, et faire les deux correctement.

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Des visiteurs heureux

Pour terminer, une petite histoire vraie:
Un jour, voici bien des années, mon père tomba sur l'annonce suivante: "Organisateur de safaris de chasse à l'éléphant depuis X... année, j'ouvre une station de récolte de poissons tropicaux au Tanganyika, cherche client... " et papa de nous dire, " J'ai bien envie de lui répondre :Récolteur de poissons tropicaux depuis plus de 30 ans, j'organise des safaris de chasse à l'éléphant, ..."

Et sur ces derniers mots, Chers Internautes, à tous ceux qui ne sont pas encore endormis, Bonne Nuit

Cordialement
Mireille

 

Tanganyika Cichlids 
http://tanganyika-cichlids.com
Eric Genevelle