Erreurs de jeunesse

Eric Genevelle (1995)

Introduction / Installation de l'aquarium / L'eau / Nourriture / Peuplement / Maintenance / Reproduction / Matériel / Pharmacie / Livres / Amis / Remerciements

Introduction

Aquariophile à l’âge de 10 ans et Cichlidophile depuis 4 ans, je revendique un nombre d’erreurs de jeunesse qui me rendront sympathique de plus d’un d’entre vous. Non que les lignes qui vont suivre vous provoquent de la pitié et/ou de la compassion, mais que vous avez déjà partagé certaines de mes expériences.
Vous connaissez le problème des Cichlidophiles ? Ils sont têtus, obtus, et seule la catastrophe a raison de leur fierté. Si vous en doutez, estimez le % de poissons que vous avez acheté à l’état juvénile (ou même adulte) qui sont arrivés à maturité sexuelle et reproduits de manière régulière...

Vous l’avez compris, nous commettons tous ces erreurs de jeunesse que nous ne reconnaissons (pour les plus humbles) que lorsque nous les avons faites.

Cet article s’adresse donc à vous, Cichlidophile, qui débutez dans cette grande aventure ou qui n’avez pas fait le tour des pièges qui pendent à votre nez. Pour enrichir cet article, je joins à mes propres bévues celles des autres afin de me persuader de ne pas toutes les tenter !!!

L’installation de l’aquarium

Assurances

Non, je ne connais pas d’aquariums qui ont traversé le plancher pour venir orner le salon de son voisin du dessous... Reste que beaucoup de Cichlidophiles, dont je fais partie, font supporter au plancher de leur appartement des charges qui ne sont pas garanties par l’architecte. La limite de 150 kg/m2 est souvent " explosée " et dépasse quelquefois la tonne. Vous me direz " c’est un mur porteur et... " Oui mais quand le plancher s’effondre, les contrats sont ceux qu’ils sont.

A propos de contrat, vous avez tous un contrat d’assurance couvrant le dégât des eaux. Certains de ces contrats stipulent clairement que l’assurance ne marche que si l’aquarium ne dépasse pas un volume de X litres d’eau. Les bacs des Cichlidophiles ne ressemblant généralement pas à des bocaux, n’hésitez pas à payer un léger supplément ou de changer de contrat d’assurance pour que les limites ne soient pas stipulées (ceci m’a évité de rembourser un canapé en cuir ainsi qu’une réfection murale de mon " sous voisin ").

Niveau

Si le sol n’est pas de niveau, merci, en vue de risques de catastrophes futures, de veiller à ce que votre aquarium soit de niveau. Les supports en métal du marché sont parfois équipés de pieds pouvant palier à ces différences de niveau, mais les supports bricolés ou en bois ne bénéficient pas de ce palliatif. Vous me direz que la différence de niveau n’excède pas 5% et que vous avez placé une plaque de polystyrène, reste que l’aquarium va travailler beaucoup plus et que les chocs seront beaucoup plus dangereux (le verre encaisse une tolérence qu’il ne faudrait outre-passer).

A propos de polystyrène, n’hésitez pas sur l’épaisseur et sur la qualité. Pensez-y dès le début car une fois l’aquarium installé, même en vidant la totalité de l’eau, vous aurez un mal fou à le changer (à moins que vous ne vous appeliez " Hercule aux doigts de fée "). Attention, il existe plusieurs variétés de polystyrène... Prenez de l’expansé. En effet, l’extrudé ne sert à rien (aucune compression possible) sinon qu’à vous leurrer sur ses capacités à briser un bac qui est placé sur un support irrégulier.

Accès

Il est étrange de constater qu’un Cichlidophile circule et trifouille plus autour de son aquarium qu’un aquariophile torturant un poisson rouge dans un bocal. Alors pensez-y! Cela va de la position stratégique de l’aquarium au niveau visuel, de l’accès à son équipement (filtre chauffage, éclairage, etc.) qu’aux sources d’approvisionnement (eau, électricité, évacuation).

Cela peut vous paraître bête, mais nous avons tous l’air ridicule lorsque nous essayons inutilement de passer la tête dans les 20 cm situés entre le mur de la cloison et la paroi du bac pour savoir quelle prise nous devons débrancher afin de couper le chauffage avant un changement d’eau. Vous avez remarqué la tête de " Maman " lorsque vous reliez votre aquarium chéri à votre salle de bain par un satané tuyau suspendu au-dessus du beau parquet laqué. Je sais que notre objectif est de mettre le plus grand bac dans le plus petit espace, mais je vous conseille de laisser au minimum 30cm d’accès de chaque côté.

Pour le couvercle, il est utile de prévoir des espaces assez larges pour laisser passer tout notre " fourbis " de tuyaux, prises et bidouilles. Les aquariums du marché laissent des ouvertures de quelques cm2 qui permettent le passage d’un tuyau à air. Pensez donc à aménager des ouvertures plus grandes avant de mettre votre bac en eau car il est délicat de couper l’habillage plastique des couvercles lorsque tout est en place.

Avant d’installer votre aquarium, regardez votre installation électrique. Le réseau des prises multiples à venir en surprendra plus d’un, surtout si vous installez des bacs sous votre bac principal (etc.) et si vous essayez de rationaliser votre installation (programmateurs, interrupteurs centralisés par gammes d’accessoires, etc.). Pour parler de mon triste cas, j’ai plus de 15 prises sur 2 sorties électriques. Un jour, voulant faire de la photographie à l’aide de projecteurs caméra 500W halogènes, j’ai mis le feu à l’installation électrique (ne lisant pas les notices en Allemand, je n’ai pas vu qu’il fallait limiter l’allumage en continu des spots à 15 minutes). Quand les fils électriques prennent feu, vous êtes heureux de trouver le disjoncteur à 3m de vous. Dans le cas contraire (et même si, et comme moi), je vous conseille d’investir dans des racs de prises multiples avec des fusibles pour chaque prise. Cette recommandation est valable pour tout risque de court circuit (ah vous aussi, vous avez fait éclater un chauffage à l’air libre!). Ces racs se trouvent rarement en promotion dans les supermarchés et les prix varient entre 500 F et 1000 F, mais (sans compter les châtaignes) estimez la valeur pécuniaire et sentimentale de vos poissons.

L’accès à l’eau... L’essentiel (est dans...) n’est pas toujours d’avoir un accès direct à l’eau (car la longueur des tuyaux est sans limites) mais d’avoir un accès à une évacuation d’eau. En effet, je connais un grand nombre de Cichlidophiles qui ont des problèmes avec des aquariums situés trop bas du sol par rapport à une évacuation d’eau. A ce jour, à moins d’une révolution, il existe différent accès d’évacuation:

Le seau: valable si le bac fait moins de 100 litres (mais strictement moins).

L’évier: courant dans la maison et à tous les étages. Parfois trop haut pour vider complètement l’aquarium.

Les sanitaires et la baignoire: Situé plus bas que l’évier, il est souvent situé plus loin de l’aquarium et ne permet pas toujours de re-remplir l’aquarium (contrairement à l’évier qui bénéficie - chez moi - d’un robinet).

Le jardin (heureux sont les propriétaires d’une villa avec une rocaille qui se raffole d’un apport de nitrates).

Une gouttière située à côté de la fenêtre de votre appartement (ne tombez pas sous prétexte que vous devez amorcer le tuyau).

Bref, l’essentiel est de prévoir. Dans le cas contraire, vous ferez les 100 pas entre le bac et la baignoire, les 100 et 1000 gouttes sur le trajet, les serpillières pour les intempéries et la contribution aux entretiens ménagers (ceux qui prennent le week-end). Il existe des solutions pour palier à ses oublis stratégiques, toutes, plus coûteuses que les autres. Je citerais à cet égard des systèmes, certes pratiques, qui vous permettent de créer une dépression pour pomper l’eau à partir d’un niveau supérieur à celui de votre bac (principe de la pompe à vide). Cela vous coûte une consommation d’eau égale à celle que vous vidangez. Ou alors vous vous équipez d’une pompe de vidange (achat, consommation, fiabilité, mise en place, etc.). Autant prévoir...

Dernier point; en même temps que vous achetez un tuyau pour vos changements d’eau (à propos, prenez une longueur supérieure d’un quart à celle que vous estimez nécessaire car quand le tuyau est plein d’eau, il longe le sol et vous aurez besoin de mou pour le fixer), dégotez-vous une bâche en plastique de quelques mètres carrés. Vous verrez plus tard pourquoi (c’est diplomatique, fonctionnel et utile).

La fabrication du bac

Sauf exceptions, on ne monte pas un bac tous les jours et chaque nouveau collage est un éternel recommencement... aux erreurs les plus diverses. Le plus grave, c’est que l’on ne s’aperçoit des erreurs que des années plus tard, à l’occasion de petites gouttes d’eau qui ruissellent le long d’un joint de colle. Pour parler de collage, il est impératif de coller en une seule fois sous peine de s’apercevoir lors de la deuxième séance que les parois ne s’emboîtent pas. Faites-vous aider (si vous êtes seul, utilisez des seaux d’eau pour servir de cale), placez le bac au centre de la pièce de manière à pouvoir examiner les joints librement. Préparez tout votre matériel à portée de la main (il est désagréable de chercher un rouleau de sopalin dans le placard de la cuisine lorsqu’il vous reste 2 minutes pour terminer votre collage). Lorsqu’un joint est raté, décollez la vitre, nettoyez et recommencez. Il n’y a rien de pire que les sur-collages et les sur-joints qui bavent (l’épaisseur de colle n’a jamais été proportionnelle à la qualité du collage). Dès qu’un film se forme à la surface du collage, considérez que vous ne devez plus y toucher, vous risqueriez de détruire tout votre beau travail. Enfin, quand vous coupez le verre, principalement les façades de vos bacs, prenez garde à ce que 100 % de la glace repose à plat sur un support plat. Il n’y a rien de pire que de voir 2 m2 de verre partir en c. ... Autre point, rien ne sert de dégraisser une vitre en entier ou avant de l’avoir posé à proximité de son lieu de coupe ou de collage. A force de retourner la vitre dans tous les sens, vous ne manquerez pas de poser vos mimines précisément à l’endroit où il ne faut pas. Pour info, il ne faut pas utiliser de la colle dégageant de l’acide acétique. La coupe du verre à un chant, un cri si particulier qu’il vous enchante lorsque la lame signe le verre. Dès que vous n’entendez plus ce chant, changez de lame (mais sans attendre la fin de la coupe). Chaque collage de bac est l’occasion d’une remise en cause. Nouvelles méthodes, renforts, ordre de collage des vitres, croisillons de carrelage etc. Tout ça parce-que vous avez lu que... que l’on vous dit que votre méthode est dépassée, qu’elle utilise trop de colle, etc. Sachez que ce sont les mêmes qui vous préconisent de changer de méthode et qui se moquent de vous lorsque vous cassez du verre. Si vous avez une méthode qui a bien marché, gardez-la. Vous n’êtes pas à un tube de colle près ou à 15 minutes de travail de plus ! A moins d’être un professionnel, votre objectif est de réussir votre bac, pas d’être productif.

La décoration

Loin de moi l’idée de vous conseiller un type de décor, celui restant une affaire de goût, mais il n’empêche que là aussi, on peut royalement se morde les doigts.
Je passerai sur les longues nuits bercées par l’odeur enivrante des résines en train de sécher ou sur l’impossibilité de déployer votre clic-clac car le bac est en train de sécher au centre de votre seule et unique pièce vitale.
Plus sérieusement, lorsque vous fabriquez un décor en résine ou que vous l’achetiez pré-moulé, veillez à ce que celui-ci soit fixé à la glace du fond du bac. La résine flotte. Si ce dernier tient en place grâce à des pierres, vous aurez vite fait de l’oublier. Voir le fond du bac remonter à la surface est toujours une mauvaise surprise !!!
Autre point: Faites un joint étanche entre le décor résiné et les vitres du bac. Cela évitera aux alevins de se glisser derrière et aux poissons malades de mourir puis de dégager ces petites choses que l’on redoute sans que l’on s’en aperçoive.
Enfin, point mineur, mais bien pratique par la suite: il est très joli de faire des grottes mais il faut s’assurer que l’on peut passer la main dans toutes les grottes et sous les corniches. Je vous dis cela au cas où de temps en temps vous étiez amené à pêcher un poisson malade ou une femelle qui incube. Par soucis d’oportunisme, nous avons aussi commis l’erreur de reprendre le décor résiné d’un bac d’eau de mer pour le transformer en eau douce: 15 morts. Pourquoi?...
Dernier point, faites un test avec la mousse pour découvrir son pouvoir. Il serait dommage d’être généreux au point de remplir 50% de son bac par un décor " Vahiné, c’est ... ".

Pour les autres décors à base de pierre (je passerai sur les plantes, étant nul dans ce domaine) inutile de vous répéter qu’il faut poser les pierres sur le fond du bac et pas sur le sable. Trop tard, c’est fait (et quand j’enlève les pierres pour pêcher un poisson, je les repose comment?). Vous comprendrez cependant pourquoi il est important de bien enfocer les pierres dans le substrat quand je vous raconterai comment des Lamprologus Ocellatus gold m’ont fait chuter des pierres d’un Kg pour récupérer du sable à leur base.

Enfin évitez de placez trop de pierres devant vos prises d’eau (filtration) Le nettoyage des crépines nécessiterait dans ce cas le démontage d’une partie de votre décor. Je sais bien que l’on n’aime pas voir le matériel, mais il faut trouver un juste milieu!

L’eau

L’Essentiel...

La qualité de votre eau dépend de votre château d’eau. Conséquence première, ce n’est pas parce que votre collègue aquariophile habitant à 2 km de chez vous à une eau peu chlorée qu’il en est de même pour vous. Vous avez du nez, comparez, vous avez du temps, laissez décanter, vous avez 50 F, achetez un " dé-chlorant ".

Ce n’est pas parce que vous n’avez jamais eut de problèmes avec des changements d’eau massifs avec vos poissons que vous êtes à l’abri. Premièrement, l’eau à la sortie du robinet n’est jamais la même (Chlore, Nitrates après un orage violent), et secundo, la résistance aux changements d’eau diffère en fonction des poissons. C’est ainsi que la semaine dernière j’ai failli perdre 18 adorables Cyprichromis Jumbo Kitumba avec un changement d’eau (14 rescapés, 2 pas sûrs (jeûn), propiétaire pas serein, une panique générale et 200F de dépense supplémentaire en produits et tests divers).

Les sels...

Mais pourquoi faire ? Pour mieux acclimater des poissons sauvages, pour favoriser la reproduction...? Rien n’est prouvé à ce jour, mais je respecte. Moi même, je change d’avis tous les jours. Reste que l’achat en magasin aquariophile de sels est utopique car le préparateur ne connaît pas la composition de votre eau de base. La meilleure solution si vous désirez obtenir une eau proche de celle d’origine de vos poissons est de demander au service des eaux de votre commune la composition en sels de l’eau de conduite, avoir la composition exacte de l’eau du lac et calculer les différentiels. Bonne chance car la société des eaux parle rarement le même jargon que vous. Si vous êtes chimiste et professionnel des réactions chimiques, c’est déjà un pas de fait, mais connaissez-vous exactement le volume d’eau (et donc les rajustements nécessaires) que vous vidangez régulièrement ? Bonne chance car il vous faudrait calculer le volume du décor présent en fonction du niveau d’eau de l’aquarium. Bref, vous comprendrez qu’après quelques mois, on arrête les éprouvettes et on passe à la dose dite de la " cuillère "). Attention lorsque vous achetez ou vendez des poissons! Il est important de savoir la différence de nature de l’eau (en sels) entre le milieu de destination et le milieu d’origine. En fonction de ce critère, vous devrez augmenter la durée d’acclimatation pour habituer le poisson à une nouvelle pression osmotique. A ce sujet, si vous prolongez la durée d’acclimatation par un goutte-à-goutte, veillez à ce que l’eau ne se refroidisse pas lors du passage dans le tuyau d’air.

Différence de pression osmotique

Quel amateur n’a pas perdu de poissons à une bourse ? Mes Tropheus Katchese étaient éclatants de couleur à la sortie de la caisse en polystyrène après 4 heures de voyage et une nuit de stockage. Ils sont morts par noyade après 30 minutes. Les nageoires étaient en lambeaux sans que leurs propriétaires aient subi d’agressions corporelles. Une seule solution fiable, apporter son eau. Facile à dire lorsque l’on possède un break et que l’on n’emmène pas les copains. Dans le cas contraire, prenez vos risques et pariez sur vos chances. Certains, lors des bourses et congrès essaient de palier ce problème en apportant des sels. Cette solution se solde souvent par un échec car il faut au moins 4 heures pour que les sels fassent effet... et la bourse est déjà finie, et les poissons en piteux état.

La nourriture

On a enfin renoncé au coeur de boeuf et aux vers de vase. Un point de gagné pour ceux qui lisent l’AFC. Pour les autres, ces nourritures restent le nec-plus-ultra. (Les vers de vase sont la première nourriture vivante ou congelée vendue dans chez les détaillants).

Pour un Cichlidophile, la nourriture n’est pas réellement un problème en soi. Le problème est de déterminer la nourriture pour une population donnée. En effet, comment nourrir une population d’un bac contenant des Tropheus et des Neolamprologus ou des sabulicoles? Quand on connaît la richesse nutritive de l’Artemia salina pour les espèces du genre Xenotilapia et les méfaits que cela procure pour le genre Tropheus, on courre à la catastrophe. Soit les Xenotilapia restent chétifs, soit les Tropheus ont des problèmes intestinaux. Dans tous les manuels de maintenance, on conseille différents peuplements en fonction du caractère des poissons et du volume du bac. Je n’ai jamais vu de conseil de peuplement basé sur les besoins nutritionnels. A vous d’y réfléchir !!!

Peuplement

Densité de population

Vous souvenez-vous des règles " x cm de poisson pour 1 litre d’eau " ? C’est vieux, mais c’est tellement vrai. En fait, cela dépend du type de poisson. Il est vrai que surpeupler un bac de Mbuna règle souvent les problèmes de conflits. Mais quelle est la chance de survie des alevins? Si vous voulez du caractère, laissez-leur de l’espace. Si vous voulez de la tranquillité, résiliez votre abonnement AFC et mettez-vous au Guppy (la sélection des robes y est une activité très intéressante et les concours de noeuds pap’ plus nombreux qu’à l’AFC). On se dit souvent (moi y compris), je prends ce poisson parce que c’est une superbe opportunité. Je vais le mettre dans l’aquarium où il y a déjà ..., ..., .... Il est petit, il ne risque... bah ! ...rien. Quand il grandira, je ferai des choix.... Dans 80 % des cas, le choix n’a pas lieu et c’est la sélection naturelle, généralement sponsorisée par notre irréflexion, qui fait le ménage.

Au fait, certains magasins vendent des poissons qui atteignent plus de 40 cm de long. Pour compléter leur offre, ils vendent des aquariums d’un volume maximum de 250 litres!

Hybrides

Les Tropheus, les Aulonocaras, palettes de couleurs propices à risquer... l’imbécillité. Quand, un matin vous voyez un mâle du genre X, de l’espèce Y et de variété Z flirter avec une femelle X,Y,Z’ ou pire X,Y’,Z’’, voire J ,l ,¶ ‘ et qu’au retour du travail vous voyez la femelle en incubation, vous êtes alors pris de doutes... Le doute est confortable car il reste une chance sur ? de ne pas avoir des hybrides (ce % de chance est proportionnel à votre vigilance et à votre crédulité). Vous gardez donc les alevins pour vous, pour voir. Un ami serait heureux d’en avoir, pourquoi pas, ils sont si jolis, mais on ne les vend pas, ...entre nous,..... Tient, une nouvelle variété !!! Un conseil, l’euthanasie juvénile, car plus ils grandissent, plus cela frise le crime irréalisable.

Dominants / dominés et notion de groupe

Si vous élevez des poissons, maintenez un groupe de la même espèce, il se sentira à l’aise et pourra exprimer son comportement (grégaire, belliqueux, etc.). On a parfois la tentation, au regard des opportunités, de n’acquérir qu’un couple d’une espèce. Si vous voulez un conseil, ne prenez rien car dans quelque temps le résultat sera le même, quelques morts et déceptions en plus. Cette règle diffère évidemment en fonction du poisson, mais considérez qu’il est utopique d’acheter un couple de Cyprichromis, celui-ci vivant en banc de plusieurs centaines d’individus. Parfois, on se veut raisonnable et on préfère faire un test avec une paire pour ensuite investir dans un groupe. Généralement, la paire ne tient pas le coup ou si la chance vous sourie, vous aurez du mal à compléter le groupe (même espèce, même variété, même taille).

Autre erreur: Dans un groupe de Tropheus, vous avez un pauv’ mâle qui se fait continuellement tabasser par ses congénères. Ne l’enlevez pas, car quelque part, c’est son destin. Si vous isolez cet animal, un autre prendra sa place de martyre. Considérez qu’il est à terme condamné et priez pour qu’il joue ce rôle le plus longtemps possible (ou confectionnez lui des abris flottants en tube PVC).

Maintenance (ou Naissance, Epanouissement, Vie, Mort et Réfection de votre installation)

C’est quand vous constatez que votre bras de chemise trempe dans l’eau, quand vous renoncez à poursuivre avec votre panoplie d’épuisettes un poisson que vous estimiez fatigué ou quand vous remarquez un jour une rayure sur la vitre frontale. C’est un long travail quotidien qui, sous excès de précipitation, peut vous amener pas mal d’ennuis.

Les vidanges

Au début, on note sur un carnet les dates, puis, on oublie, et quand les bacs se multiplient, on se trompe et on néglige certains bacs de grossissement, on ne tient plus compte des différences de peuplement entre les bacs. Et un jour, explosion de nitrites ou de nitrates, trop tard, changement d’eau massif, on n’a pas d’Aquasafe et on grille les poissons au chlore. Pire encore, on ne se souvient plus de l’orage de la veille et on cumule les bévues. Il est vrai que l’on peut utiliser des tests, mais cela coûte cher et cela prend du temps. Une bonne solution pour ne pas se tromper, c’est d’acquérir un conductivimètre. On en trouve aujourd’hui à moins de 350 F (voir le catalogue Aquarium sélection) et c’est inusable (pour mesurer la différence de conductivité entre l’eau du robinet et celle du bac, laissez les eaux se reposer quelques minutes et amenez-les à la même température). En quelques secondes il vous donnera une indication précise sur la qualité de votre eau. C’est bien plus utile qu’un pH mètre et moins cher. Un autre point important à propos des vidanges, n’oubliez pas de débrancher vos appareils et surtout, surtout, de vérifier que votre système de filtration se remet bien en marche après les travaux effectués. Je connais plus de 100 poissons qui sont morts parce-que la tête motrice n’avait pas redémarré (idem après une coupure de courant).

Les plantes

Peu de conseils en ce domaine sauf qu’il est inutile d’investir dans les plantes rouges (celle-ci étant des plantes émergées). Une erreur cependant (qui n’est pas de mon cru) est d’utiliser de l’engrai liquide pour plantes d’appartement pour l’aquariophilie. Cela aura entre autres pour conséquences une brusque montée du taux de nitrates et la mort de vos poissons. Cette erreur peut vous paraître excessive, mais quand on est jeune aquariophile... (et j’en connais qui ont maintenant passés la trentaine!). Un conseil cependant pour les Anubias nana. Celles-ci, après quelques mois ou années de croissance font des feuilles de plus en plus petites. En deux mots, elles étouffent. Pour éviter cela, vous pourrez enlever délicatement et proprement des petites feuilles par-ci par-là afin de laisser la lumière percer le feuillage dense de la plante.

Les algues

La question n’est pas de savoir comment ne pas en avoir, mais d’en éviter la propagation. Je parle bien évidemment des algues bleues qui apparaîssent soudainement sur le beau sable blanc de votre aquarium (même dans les aquarium les plus sains). La solution " ni vu, ni connu " ou en d’autres termes remuer le sable pour recouvrir ces quelques trainées est à bannir. Je sais que c’est la solution de facilité pour celui qui est fatigué et qui vit au jour le jour, mais je crois surtout que c’est la meilleure solution pour investir dans la réfection totale de votre bac. De la même façon, évitez la lame de rasoir pour enlever des vitres cette peste. Utilisez plutôt une éponge avec de l’autre main un tuyau pour siphoner.

Le nettoyage des filtres

Même observation sur le plan du redémarrage du système. Autre point, il ne faut pas laisser sans oxygénation et sans humidité les masses filtrantes pendant plus de 3 heures. En effet, la totalité des bactéries viendraient à mourir et les remettre dans le bac reviendrait à empoisonner celui-ci. Ce conseil est valable lors des pannes de courant. Si vous rentrez chez vous et constatez que la pompe de filtration ne marche plus, nettoyez les masses filtrantes avant de remettre le système en marche. Autre point au niveau des filtres semi-humide: Surveillez le niveau de l’eau dans le filtre après remise en route. Cela vous évitera de vidanger sur le sol votre aquarium en raison d’un déréglage du système de trop-plein. A ce propos, vous pouvez installer un système de coupure automatique de la filtration en fonction des différences de niveau d’eau. Ce système électrique existe dans les machines à laver (dès que l’eau atteint un certain niveau, cela provoque l’interruption du système de pompage). Ce système peut se bricoler et ne coûte rien, sinon qu’à éviter des inondations et la vidange du bac en quelques heures. Si vous bricolez votre filtre extérieur, méfiez-vous des raccords de tuyau. Il faut que cela tienne dans le temps. Il n’est pas trop prudent de mettre des bagues au niveau des jonctions. C’est ainsi qu’une fuite au goutte à goutte entre deux tuyaux m’a permis, à un retour de vacances, de retrouver de superbes Cyphotilapia Frontosa décomposés dans 5 cm d’eau (je demande pardon à Jean-Noel ALBISTUR pour son superbe mâle). Dernier point, il est inutile de trop laver (rincer ! et dans l’eau du bac) les masses filtrantes. C’est même déconseillé. Si les bactéries pouvaient crier de douleur, elles vous le signifieraient.

Le siphonage du sol

C’est à mon sens une erreur dans les bacs communautaires car vous enlèveriez les bactéries situées sur le sol. Par contre dans les bacs d’alevins, cela évite une brusque montée des nitrites causée par une nourriture abondante (et les changements d’eau y sont plus importants). Dans ce cas, ne mettez pas de substrat et laissez votre cuve nue (pour les poils de c.).

Le nettoyage des glaces

Vous aussi, vous pestez lorsque la raclette aimantée tombe au fond du bac ! Alors, avant de retrousser vos manches, vous tentez de récupérer le morceau gisant de l’autre côté de la vitre. Si vous y arrivez, vous avez gagné le droit de rayer vos vitres avec le sable qui s’est glissé dans le système. Au fait, il va falloir que je pense à changer ma vitre frontale, car ces quelques traits transversaux se trouvent toujours devant l’objectif de mon Canon. Autre solution, le perlon. Bien pratique mais à user avec précautions lorsque l’on rase le fond. Enfin, la fameuse lame de rasoir. C’est long, mais tellement efficace quand on se décide de jeter celle qui est complètement rouillée... L’éponge gratte-tout-vaisselle neuve: Attention, ce n’est pas parce-qu’elle ne raye pas vos casseroles qu’elle caressera vos bacs.

Les transports de poissons

Je suis allé à l’autre bout de l’europe pour acheter des poissons plus rares, plus purs " ! " et moins cher et... il y a risque de casse. Ramener du Lamprichthys tanganicanus ou du Cyprichromis juvéniles revient à jouer à l’équilibriste. Lorsque le poisson est de taille raisonnable, vous pouvez le mettre en sac avec de l’oxygène pure, puis en plaçant ces sacs dans des caisses en polystyrène.Si le poisson est adulte et dépassant les 15cm, il est préférable de le mettre directement dans une caisse avec une pompe à air fonctionnant sur l’alume cigare de votre voiture ou avec des pilles. Il faut ensuite veiller à ce que la prise d’air de ces pompes soit située dans un endroit ou la température embiante avoisine les 25°C. Trop de Cichlidophiles refroidissent l’eau des caisses avec de l’air froid puisée dans le coffre de la voiture. Autre point: vous conaissez les cachets d’oxygène! J’ai entendu plusieurs fois les plaintes de Cichlidophiles voyant à l’arrivée des poissons (principalement des Cyprichromis) complètement brulés avec ces cachets. A vous de voir!

L’acclimatation

Après avoir bien refroidi vos poissons dans le coffre de la voiture, vous allez prendre le risque de continuer votre massacre lors de l’acclimatation. Je ne reviendrai pas sur les décès liés aux différences de pression osmotique et sur les bourses, mais sur l’acclimatation de poissons fragiles. Il est vrai que l’on acclimate souvent (moi aussi) un mbuna en 2 secondes (le temps que les 10cm de son corps traversent l’eau, l’air, puis l’eau, mais on ne peut procéder de même avec tous les autres Cichlidés. En effet, certains poissons comme les sabulicoles du Tanganyika risquent de mourrir de stress et de crise cardiaque si on ne prend pas son temps. Après avoir perdu 3 Enanthipus kilesa et 5 cyprichromis de cette manière, j’ai posé ma montre sur un coin de la table et pris patience. Certe, le goutte à goutte est important si l’on veille à ce que l’eau ne se refroidisse pas dans le tube à air, mais il faut surtout veiller à ne pas stresser l’animal lors de sa mise en bac. Attendre qu’il soit calmé (quelques nauplies pour s’en assurer) avant que de passer au transfuge. Que ce soit pour le mettre dans un bac de quarantaine ou dans le bac de maintenance, éteignez celui-ci et placez le poisson dans votre main (mouillée) en le laissant partir librement. Cela calmera le poisson, lui évitera les plaies liées aux épuisettes et le stress lié à ce mode de transport.

La pêche

Si vous maintenez des Tropheus ou des neolamprologus, vous pâtissez. Un conseil, soit vous aménagez votre décor en prévision, soit vous le démontrez à chaque tentative de capture. La pêche de nuit (si pénible lorsque le réveil sonne) ne fonctionne que pour les poissons qui n’ont pas décidé de s’assoupir dans les plantes ou les roches. J’ai tenté les épuisettes amies avec de la nourriture dedans, les épuisettes plongées 2 heures avant la pêche, les couloirs labyrinthes cloisonnés, bref, tout le monde s’y promène à l’exception de celui que vous avez déjà raté une fois. Ne perdez pas votre temps, démontez ou anticipez vos captures à l’occasion de réfections partielles. Cela vous permettra de réussir votre coup en 1 heure et éviter 3 heures de ruse (Ces périodes de ruses dégénèrent souvent et terminent par stresser vos poissons, votre humble personne et mettent en péril l’équilibre de votre bac).

L’intervention du propriétaire

Vous avez remarqué que certains bacs quelque peu délaissés tournent mieux que votre bac chéri? Alors laissez vos poissons un peu tranquilles, n’y plongez pas les mains tous les jours (même si vous estimez que c’est pour leur bien). Imaginez qu’un Cyclope (le copain d’Ulysse) vienne continuellement vous dire bonjour, auriez vous l’esprit à courtiser votre belle ?

La réfection

La première erreur à ne pas commettre, c’est de demander de l’aide à quelqu’un qui ne s’y connaît pas. Vous avez vos repaires, vos habitudes, et cette aide ponctuelle revêtirait au bout de quelques minutes celle d’un chien dans un jeu de quille. Par expérience, il est plus facile de refaire un bac tout seul. On prend son temps, on écoute et les conseils d’antan nous sont plus perceptibles. La seule aide qui soit appréciable reste la bonne main qui va rincer le sable... C’est n'est pas compliqué, long et retarde la remise en eau de vos poissons. Dimanche matin, le réveil sonnera pour le fiston! Pour le reste, vous savez comme moi que le premier poisson à retourner dans l’aquarium sera l’Ancistrus (sachant qu’il résiste même à l’eau de Javel - com. pers - vous comprendrez la qualité du test). Erreur à ne pas commettre, vous serez surpris à quel point les poissons ont besoin d’oxygène dans les seaux (beaucoup d’eau comparé à la faible surface de contact avec l’extérieur). Il est conseillé de mettre dans ces toutes les plantes et les longues pierres plates dont vous disposez. Ce décor artificiel évitera aux poissons de se battre (Si l’on réduit leur espace vital, il faut réduire leur champ visuel). Aussi, je sais par expérience que les cichlidophiles sont pauvres en pompes d’oxygénation, alors centralisez vos équipements de manière à ne pas jongler avec vos diffuseurs. Avis personnel, je conseille de remettre directement vos poissons après la réfection du bac plutôt que de les stocker chez des amis. En effet, un changement d’eau maîtrisé vaut mieux que deux voyages et deux changements de milieux incontrôlés.

La reproduction

 Si vous décidez de reproduire vos poissons, il faut s’assurer de l’avenir des descendances. A quoi bon élever des portées entières de " nigro " si l’on sait qu’il sera impossible de leur trouver 50 futurs maîtres. Dans ce cas, laissez faire la nature et n’isolez pas les pontes. La prédation et la sélection naturelle saura pouvenir à vos besoins et à ceux de vos amis.

Ne soyez pressé et laissez les incubations arriver à terme. Vous laisserez ainsi les mères imprégner de leur empreinte les alevins. On constate à ce jour trop de femelles ne sachant plus garder leurs alevins pour cette raison. Il n’est pas tout de vendre des femelles, autant qu’elles soient des vraies mères. Cependant, dans certains bacs surpeuplés, les femelles gardent trop longtemps les alevins en bouche car elles ne se sentent pas assez confiantes. Dans ce cas, pêchez la femelle et faites-la cracher. Elle risquerait de mourrir par inanition. Un de mes amis avait même une femelle qui se jetait dans l’épuisette pour libérer son frai.

Enfin, certains font cracher pour garder le plus grand nombre d’alevins. C’est vrai si on ne fait pas cracher trop tôt. A moins d’être équipé d’incubateurs artificiels (très facile à construire), il est toujours désagréable de voir une femelle cracher des alevins ayant la forme de sacs vitellins.

Le matériel

Les filtres

Se référer au chapitre relatif au nettoyage des filtres. Pour le reste, n’investissez pas dans du sur-puissant / volume réduit (anciennes RENA C.40 Turbo) ou alors mettez des boulesquies dans les oreilles. Privilégiez le durable et la robustesse. Une pompe Eheim à 700 F dure plus longtemps que 3 têtes motrices classiques à 300 F et plus. A titre de comparaison, je préfère une 106 diesel à une 104 équipée d’un moteur Porche. Aussi, vous me direz qu’avec les pièces de rechange... Oui mais si vous pensez qu’une pompe en pièce détachée vous coûte bien 5 fois le prix d’une neuve... Point de détail, ne mettez pas la prise d’eau de votre pompe au ras du sol (même si c’est conseillé par les fabriquants qui se font un régal des consommables). La consommation en grains de sable est inversement proportionnelle à la durée de vie de votre tête motrice.

On peut aussi évoquer les problèmes liés aux filtres collectifs (système de filtration servant pour plusieurs bacs). Si ce système est bien pratique pour les changements d’eau et pour des raisons économiques, il est aussi efficace pour propager à vitesse grand V les maladies. La solution est de placer un système de purification par U.V. (mais pour les économies...). Pour en terminer sur les filtres, sachez qu’il existe des crépines à fixer au niveau de la prise d’eau. On dit souvent que c’est pour éviter aux grosses impuretés de venir encrasser le filtre. En réalité, et précisément dans notre domaine, c’est pour éviter aux poissons cutieux ou stressés de venir s’y faire aspirer. Le danger n’est pas de perdre le poisson en question, mais de perdre l’ensemble de la population du bac. En effet, il arrive que le poisson ainsi aspiré bloque complètement la prise d’eau et condamne le système de filtration (10 morts chez moi, 25 il y a 15 jours chez un de mes amis, un mâle Xenotilapia papillo la semaine dernière chez un voisin, etc.). Alors, un conseil: mettez des crépines.

Les pompes à air

Je sais, elles font du bruit. Premier conseil: inutile d’acheter ces fameux systèmes pour réduire cette nuisance. En effet, si elles sont efficaces, ce n’est que pour réduire les décibels de 15%. Et puis zut!, achetez un système venturi, comprenez comment c’est fait puis fabriquez-les vous-même (un tuyau d’air sur une sortie d’eau en forme de cône). Si vous ne voulez pas comprendre, accrochez les pompes contre le mur, mais au-dessus du niveau de l’eau. en effet, le tube à air, dans le cas d’une coupure de courant poura servira de siphon en noyant votre pompe, votre moquette, puis le voisin (j’ai bien perdu 50 litres avec cette technique).

Les chauffages

Bi-lames, je vous déteste. Qui n’a pas eut de problèmes (donc de pertes) avec des lames qui se collent en provoquant des hausses de températures forcées et fatales? Pour 30% de prix en plus, vous gagnerez 90% de fiabilité en plus. Certains de ces modèles sont dotés d’un système qui coupe l’alimentation électrique en position émergée. Quand vous comprendrez qu’un commercial de la 1ere société Française de fabriquant de chauffage ne connaît pas de cas où des bilames se sont collés (disc. pers.), vous comprendrez le malaise!!!

L’éclairage

Les tubes d’éclairages ne sont pas des chauffages. Donc, pas de bains prolongés. Au fait, on trouve dans les grandes surfaces des rampes d’1,20m pour 50 F. Profitez-en, mais attention à la rouille... et ne comptez pas faire pousser vos plantes avec (donc changez le tube). On ne voit que rarement des bacs de Cichlidés éclairés avec des HQI et des HQL. C’est domage car c’est vraiment splendide de voir des sabulicoles et des Cyprichromis éclairés sous une lumière naturelle.

Les produits pharmaceutiques

Pourquoi les médicaments aquariophiles sont-ils si chers? Parce-que nous n’osons pas les fabriquer. Apprentis chimistes, à vos éprouvettes, prêt, partez. Pas trop de risques dans ce domaine. Quand on se lance, généralement on fait très attention aux doses, mais rarement aux tâches et à la difficulté d’obtention des composants. Citons pour exemple le vert malachite. Tout le monde connaît de nom ce composant, mais son prix, ses propriétés. Sachez qu’à ce jour peu de pharmacies possèdent plus de 2g de ce composant (A Versailles, 0g pour 7 pharmacies). Si elles veulent en commander, c’est minimum 100g et cela coûte une petite fortune (alors que généralement 5g vous suffisent pour traiter une piscine olympique). Une fois trouvé, il faut doser, diluer, diluer et aller travailler au bureau, malgré maintes précautions avec les mains vertes.

Quand on a les bons produits, il faut éviter de mélanger les remèdes et de sur-doser. En effet, quand on utilise un produit, on cherche à connaître son pouvoir. Si vous les combinez, c’est impossible.

Les livres

 Tout lire si vous en avez le temps et la patience, mais ne pas tout prendre à la lettre. exemples: " Tropheus duboisi: C’est un Cichlidé nain, ne dépassant pas 6cm. Les jeunes sont noirs, mouchetés de blanc; les adultes mâles, noirs avec une bande verticale jaune; les femelles, noires à moucheture blanche ". (Le grand livre de l’aquarium - Bordas); " Pseudotropheus zebra: Il y a comme un défaut quelque part car en fait les tentatives de reproduction se sont souvent soldées par un échec, non seulement chez des amateurs très avertis mais également dans des aquariums publics parmi les mieux équipés et les mieux dirigés " (Le guide marabout de l’aquarium). Lire -avec intelligence- est cependant la base de la culture. Je vous conseille donc vivement de vous y mettre (j’en ai marre des gens qui , dans Aquarium Magasine, posent la même question 10 fois (" J’ai un bac de 150 l, pH 8, 15 néons, 3 Discus, 5 juvéniles, 4 scalaires, puis-je rajouter des Papillochromis Ramiretzi? ").

Les amis

L’erreur, c’est de ne pas en avoir. Je ne parle pas des connaissances Cichlidophiles en particulier, mais des vrais amis. Qu’ils s’y connaissent ou pas dans votre passion, ils seront là pour palier à votre absence, pour vous comprendre, pour admirer votre travail et surtout pour venir chez vous à minuit à la moindre fuite d’eau avec seaux, serpillières dans le coffre et compassion au fond du coeur.

 PS: Si vous avez d’autres bévues à votre palmarès, merci de m’en faire part. Cela m’évitera peut-être de les commettre.

Remerciements

Les personnes citées ici (même si elles ne sont pas au courant) ne sont pas à blâmer sous prétexte qu’elles ont fait mourrir des poissons mais plutôt à féliciter en raison de leur franchise et de leur soucis à ne pas répéter deux fois les mêmes c...

Marc PERBOST
Axel & Karine LEHOVETZKI
Franck GEREMY
Philippe FAUVARQUE
Patrick FORT
Didier LADUREAU
Yannick SENEZ (Un spécialiste)
Franck LEGER
Vincent BRICOTTE
Albert ASSOULY
André HOARAU

Et tous ceux dont les exploits m’ont été contés.

 

Tanganyika Cichlids 
http://tanganyika-cichlids.com
Eric Genevelle